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Photo courtosie |
Pour son rôle dans Jamais plus jamais en 1983, l'acteur Sean Connery a reçu une somme astronomique de 5 millions $, en plus de 5% des recettes du film au box-office. |
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HOLLYWOOD
Ces acteurs attirés par l'argent
Steve Tilley | Agence QMI
02-02-2013 | 18h00
Le gratin hollywoodien s’égosille sur l’absence de Ben Affleck et d’Argo dans la catégorie du meilleur réalisateur aux Oscars, malgré que son travail lui ait déjà valu un Golden Globe et un Critics Choice Award. D’autant plus qu’il se trouve parmi les cinq réalisateurs nommés pour le même prix par la Directors Guild of America.
Ben Affleck a-t-il été snobé par l’Académie parce qu’il a choisi de tenir le rôle principal de son film, celui de l’agent de la CIA Tony Mendez, alors qu’il aurait manifestement pu trouver un acteur dont le physique correspondait mieux au rôle? Peut-être est-ce parce qu’il est trop jeune et qu’il n’a que quelques films solides à son actif en tant que réalisateur?
Ou peut-être que les membres de l’Académie ont encore trop fraîchement en mémoire des titres comme Gigli, Daredevil et le «flop» très judicieusement intitulé La paye? Espérons que ça ne soit pas le cas puisque La paye, dans lequel un acteur accepte un rôle pourri seulement pour le fric, dépeint une tradition hollywoodienne bien ancrée. Voici un petit échantillon de ces acteurs qui ont bossé sur des productions uniquement pour le cachet.
Michael Caine dans Les dents de la mer – la revanche (1987)
Le quatrième film de la franchise des Dents de la mer était horriblement mauvais. Caine, qui a gagné un Oscar cette année-là pour son rôle dans Hannah et ses sœurs, savait certainement ce qu’il faisait. Sa célèbre remarque désinvolte en témoigne : «Je n’ai jamais vu Les dents de la mer – la revanche, mais aux dires de tous c’est horrible. Par contre, j’ai vu la maison que ce rôle a permis de construire et, ça, c’est magnifique.»
Marlon Brando dans Superman (1978)
Le rôle du père de Superman n’était pas de la trempe du grand Brando, mais l’argent est comme la kryptonite: elle est verte et rend faibles les hommes forts. Brando a été payé 3,7 millions $ pour deux semaines de tournage et 15 minutes à l’écran. On pourrait dire, d’une certaine manière, que ce fut du bon travail.
James Spader dans La porte des étoiles (1994)
Avant qu’il ne connaisse le succès avec des films comme Crash et La secrétaire, James Spader est apparu dans ce film de science-fiction à gros budget, et ce, même si le scénario était risible. Plus tard, en entrevue, il a dit: «Il n’y a pas de honte à faire un film seulement parce qu’on a besoin de putain de fric.»
Sean Connery dans Jamais plus jamais (1983)
Le titre du dernier film de James bond dans lequel Connery est apparu rappelle étrangement le fait que, 12 ans plutôt, l’acteur avait insisté en affirmant qu’il en avait fini à jamais avec le rôle du célèbre espion britannique. Or, une somme alors astronomique de 5 millions $, en plus de 5% des recettes du film au box-office, a réussi à convaincre Sean Connery de sortir de sa retraite paisible pour reprendre le collet. Si seulement la production avait investi ne serait-ce qu’une petite partie de cet argent dans son toupet…
Jeremy Irons dans Donjons et dragons (2000)
Cette adaptation insipide d’un pauvre jeu de rôle qu’affectionnent seulement les «nerds» met en vedette l’acteur de formation classique Jeremy Irons (Le mystère Von Bulow) dans le rôle du vilain. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il avait accepté ce rôle, Irons – qui possède un château irlandais du 15e siècle – aurait répondu: «Vous blaguez? Je venais tout juste d’acheter un château, il fallait bien que je trouve le moyen de le payer!»
Paul Bettany dans Iron Man (2008)
Paul Bettany est de ces acteurs qui alternent constamment entre des films plus complexes (Un homme d’exception, Maître à bord: de l’autre côté du monde) et d’autres à l’intrigue plus légère (Prêtre, Légion). Interprétant la voix de Jarvis, l’ordinateur de Tony Stark, dans les films Iron Man, Bettany a un jour dit : «C’est carrément du vol. Je rentre, je dis quelques lignes pendant environ deux heures, ensuite ils me donnent un gros paquet d’argent et je pars faire ma journée tranquillement.»
Dennis Hopper dans Super Mario Bros. (1993)
Quand le fils de Dennis Hopper, Henry, a demandé à son père pourquoi il avait joué dans une adaptation aussi pourrie du classique jeu vidéo Super Mario Bros., l’acteur aurait répondu : «Eh bien, Henry, j’ai joué dans ce film pour que tu aies des chaussures à te mettre dans les pieds.» Ce à quoi son fils aurait répliqué : «Papa, je n’ai pas besoin de chaussures à ce point.»