Christopher Walken sort de sa zone de confort

A Late Quartet - Christopher Walken sort de sa zone de confort

 

Liz Braun

Dernière mise à jour: 07-12-2012 | 08h26

Peu d’acteurs arrivent à étonner comme Christopher Walken sait le faire. Dans A Late Quartet, il dépeint un violoncelliste ébranlé par un diagnostic de la maladie de Parkinson, un rôle dans lequel, vous en conviendrez, il surprend plus que jamais.

L’acteur concède lui-même que ce type de rôle est pour lui inhabituel. «Ce rôle a été pour moi un défi, a expliqué Christopher Walken. Je suis né dans le monde du spectacle, vous savez, avec la chanson, la danse et le piquant que tout ça comporte. J’ai pratiquement été élevé par des humoristes.»

«Je suis dans cette industrie depuis l’âge de 5 ans, a-t-il ajouté. Interpréter un violoncelliste, faire partie d’un quatuor mondialement reconnu et respecté et apprendre à simuler l’état de transe dans lequel le musicien se plonge quand il joue, pour moi, c’était effrayant. Je n’ai pas souvent joué une «vraie personne». Habituellement, mes rôles impliquent toujours un aspect caricatural, mais cette fois, on parle d’un vrai gars, avec une femme et une carrière.»

Puisque Christopher Walken a joué dans plus de 100 films au cours de sa longue carrière, même lui ne peut dire combien de «vrais gars» il a interprétés. Lauréat d’un Oscar pour son rôle dans Voyage au bout de l’enfer, l’acteur a depuis longtemps démontré sa polyvalence en jouant dans tout, d’Annie Hall et La porte du paradis à Pennies from Heaven, en passant par The Dead Zone, Dangereusement vôtre, Étrange séduction, Le retour de Batman, À cœur perdu, Fiction pulpeuse, Arrête-moi si tu peux, Garçons sans honneur, Hairspray, Seven Psycopaths et des douzaines d’autres encore.

Il a tout vu, tout fait, tout essayé et remporté tous les honneurs. Il a même reçu une invitation permanente à animer l’émission de fin de soirée Saturday Night Live. Christopher Walken a joué dans trois films cette année, en plus d’avoir trois autres projets en cours. L’acteur de 69 ans ne prévoit donc pas ralentir la cadence.

Il a tout de même tenu à préciser que son rôle dans «A Late Quartet» n’était pas complètement en dehors de sa zone de confort. «Un point qui m’a aidé, c’est que je suis originaire de New York, j’ai été élevé dans le quartier Upper West Side de Manhattan, où beaucoup de musiciens professionnels vivent.»

L’acteur a d’ailleurs évoqué le défunt Stephen Kates, un ami de longue date qui était violoncelliste. «Il n’y avait que des musiciens dans sa famille, ils gagnaient bien leur vie et ils vivaient dans de beaux appartements. C’étaient des New-Yorkais prolifiques et cultivés, mais il n’y avait rien de hautain chez eux. Ils n’étaient pas prétentieux.»

Un reporter a récemment suggéré que A Late Quartet puisse faire partie de cette nouvelle vague de films créés pour des spectateurs mûrs. «Je n’étais pas au courant qu’une telle tendance se dessinait, a commenté Christopher Walken. J’ai toutefois lu un article qui mentionnait que de plus en plus de films s’adressaient aux personnes âgées. Ils ont dû se rendre compte que les gens de mon âge aiment aller au cinéma… Ce qui est certainement une bonne nouvelle pour moi.»


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