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Le capital  de Costa-Gavras - Gad Elmaleh en requin de la finance
Photo AFP
Charlotte Casiraghi

LE CAPITAL DE COSTA-GAVRAS

Gad Elmaleh en requin de la finance

Marie-Joëlle Parent
11-09-2012 | 04h36

TORONTO – Pour son premier passage au Festival international du film de Toronto, le Français Gad Elmaleh était plutôt bien accompagné.

Charlotte Casiraghi, la fille de Caroline de Monaco, a fait un saut éclair dans la Ville Reine pour soutenir son homme sur le tapis rouge de la première du film  Le capital , un « thriller » financier signé Costa-Gavras.

Gad Elmaleh, 41 ans, est très discret par rapport à sa vie privée et sa visite à Toronto n'a pas fait exception. Le couple, qui aurait commencé à se fréquenter en janvier dernier, a foulé le tapis rouge séparé et Gad a posé seul pour les caméras.

«Je ne comprends pas cette ville. C'est énorme ce festival!», m'a dit d'entrée de jeu l'humoriste, qui a passé quatre ans de sa vie à Montréal. Étrangement, c'était sa première visite dans la métropole canadienne.

 

Après mon entretien avec l'acteur lundi, Charlotte, 26 ans, a rejoint son amoureux au restaurant de l'hôtel, attendant patiemment le nez dans son ordinateur portable qu'il ait terminé son rallye d'entrevues. Encore là, la discrétion était de mise. Charlotte, habillée en noir, les cheveux en chignon, lui a donné une simple accolade. Charlotte est la nouvelle égérie de la marque Gucci et a écrit plusieurs articles pour des journaux britanniques.

Selon les magazines français, qui font leurs choux gras de cette relation, la petite-fille du prince Rainier III de Monaco et de Grace Kelly a présenté récemment Gad à sa famille, en l'invitant sur leur yacht en Corse. Bien qu'on la qualifie régulièrement de «princesse», elle ne porte aucun titre de noblesse.

Gad Elmaleh était donc en ville pour promouvoir Le capital, son premier rôle dramatique important au grand écran. Il interprète un requin de la finance, soit le président d'une grande banque internationale. C'est une adaptation du livre de Stéphane Osmont publié en 2004.

«Je retiens de cette expérience que la comédie, c'est un genre très difficile! Je ne dis pas que le drame c'est facile, mais l'exigence de la comédie c'est chaud. Faire un drame avec un grand metteur en scène, tu te laisses simplement diriger», a dit Gad, comparant Costa-Gavras à Woody Allen, avec qui il a travaillé pour Minuit à Paris.

C'est d'ailleurs un choix étonnant de la part de Costa-Gavras (L'aveu, Le couperet ). «C'est très étrange. Quand il m'a proposé le rôle, je lui ai dit “pourquoi moi”? Il m'a fait confiance. Ce fut tout un défi, il y avait plusieurs répliques en anglais», a dit Gad.

«Pour être très franc, le premier choix était Mathieu Kassovitz!», m'a plus tard dit le réalisateur d'origine grecque âgé de 79 ans. Mais il aimerait tourner son prochain film avec Gad. «J'espère de tout cœur, on s'est très bien entendus», a-t-il mentionné.

Quel regard porte Gad sur le monde de la finance après avoir joué un tel rôle? «J'ai une forme de fatalité envers le système, la machine. Je crois que les banques ont beaucoup de pouvoir, j'ai même peur parfois d'aller à la banque et qu'on me dise “y'a plus votre argent”. C'est mon cauchemar parce que je me suis tellement battu pour amasser pour moi et ma famille», a-t-il dit avant de repartir pour l'aéroport.

l commencera sous peu, en France, la promotion du film Les seigneurs , d'Olivier Dahan. «C'est une comédie sur le foot. Je rigole juste de penser au “casting” : José Garcia, Frank Dubosc, Omar Sy, Joey Starr... j'ai tellement hâte, je retrouve ma zone de confort».

En attendant la sortie de son prochain long métrage au printemps, L'écume des jours , de Michel Gondry, il sera de retour sur scène. «Je vais jouer à New York en octobre et à Los Angeles. Je vais essayer du nouveau matériel et quelques gags en anglais».

Gad sera à Montréal en spectacle au Lion d'or à la fin novembre. Son dernier passage remonte à 2010 au Centre Bell. «Tu imagines, je vais passer de 7000 à 200 personnes, j'ai envie d'intimité cette fois».


 

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