TOTAL RECALLJessica Biel a peur de vieillir Jim Slotek 04-08-2012 | 04h07
LOS ANGELES – Jessica Biel a célébré son 30e anniversaire de naissance en mars. Si vous êtes un de ses admirateurs depuis la série télévisée 7th Heaven, vous devez vous sentir vieux. Elle s’estime d’ailleurs peu sûre d’elle-même pour les mêmes raisons. «Je pense que j’ai assurément peur de vieillir, pour être très honnête», a affirmé l’actrice qui fait tomber les barrières du film d’action aux côtés de Colin Farrell et de Kate Beckinsale cette semaine dans le «remake» Total Recall : Mémoires programmées. «C’est terrifiant de vieillir en étant une femme, avec toutes les choses que ça implique, a-t-elle poursuivi. Je n’ai jamais eu peur de la mort en soi. Mais récemment, j’ai commencé à me dire “Oh oui, je vais partir à un certain moment”. Je n’y avais jamais pensé auparavant.»
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Il y a, bien sûr, un autre rite de passage qui a pu lui faire prendre conscience du cycle de la vie : son imminent mariage avec son copain Justin Timberlake. Et comment vont les préparations pour le mariage? «Je n’ai presque rien fait, a-t-elle dit. Je savoure le moment comme fiancée. J’ai l’impression qu’on a beaucoup de temps devant nous et qu’il ne faut pas précipiter les choses. Tout le monde me dit que d’être fiancée, c’est un moment très spécial. Ça ne veut pas dire que tout se gâche après le mariage. C’est simplement une période romantique qui vous coupe le souffle. Et j’essaie d’étirer ça.» Elle se dit aussi ouverte à de nouveaux défis. D’où ses quatre mois passés à Toronto l’an dernier à étudier les arts martiaux, à suivre une diète et à s’astreindre à un programme d’entraînement pour maigrir et gagner de la masse musculaire, ceci afin d’être prête au moment de combattre avec Kate Beckinsale, l’actrice canon des films Monde infernal, sans que personne ne les accuse de lutter comme des fillettes. Basé sur une nouvelle de Philip K. Dick (et suivant certaines trames narratives des films des années 80 d’Arnold Schwarzeneger), Total Recall : Mémoires programmées se déroule dans un monde à l’environnement empoisonné, où les seuls endroits habitables sont situés aux deux extrémités du monde, soit au nord de l’Europe et au sud-est de l’Asie. Ce dernier emplacement, qu’on appelle la Colonie, envoie des travailleurs dans la Fédération unie de Grande-Bretagne par un trou géant qui traverse la Terre.
Farell joue un travailleur d’usine qui découvre sa véritable identité lors d’un voyage mental à la clinique Rekall. Soudainement, des gens tentent de le tuer, sa femme (Beckinsale) n’est plus sa femme, mais une meurtrière au service du gouvernement, et Biel surgit en soldat rebelle avec qui il partage apparemment un passé amoureux. Tout ça est tourné dans le style frénétique du réalisateur de Monde infernal , Len Wiseman (le mari de Beckinsale). «Je pense que c’était très clair qu’on ne voulait rien prendre du film original, mis à part certains éléments comme la fille aux trois seins», s’est-elle esclaffée. «Mais je ne pensais pas m’amuser autant. Colin et moi visionnions des parties du film pendant le tournage durant les pauses, et nous nous regardions en riant et en souriant.» «Évidemment, il y a eu beaucoup de préparation physique avec d’incroyables maîtres des arts martiaux. Beaucoup de kick-boxing et de Muay Thai. Colin et moi avons aussi fait un peu de parkour (art du déplacement).» «Ce que j’ai aimé est en même temps ce que j’ai détesté. J’ai aimé la discipline. J’ai aimé repousser les limites de mon corps, apprendre une routine. Mais ce qu’on aime est aussi ce qu’on déteste. Pendant deux mois, votre diète et votre entraînement de fou sont aussi un terrible cauchemar. Et en même temps, c’est ce qui est magnifique.»
«Vous ne buvez pas d’alcool, vous gardez votre corps sain. Mais vous n’avez pas de vie et vous ne faites que rêver de gâteaux et de pâtes.»
«J’imagine que c’est une preuve d’une confiance en moi que je n’avais peut-être pas avant de relever le défi de jouer le rôle d’une personne encore en vie.»
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