CHANTONS SOUS LA PLUIELe «feel-good show» de l'étéRaphael Gendron-Martin 10-07-2012 | 04h51
MONTRÉAL – Le film Singin’ in the Rain a beau fêter ses 60 ans cette année, la comédie musicale qu’en a faite Denise Filiatrault n’a pas pris une ride. Le spectacle, présenté dans le cadre du festival Juste pour rire, est porté par d’impressionnantes performances qui en font l’un des musts de l’été.
Admettons-le d’emblée, nos attentes envers Chantons sous la pluie n’étaient pas des plus élevées. Avec les premiers rôles campés par Renaud Paradis, principalement connu pour sa participation au téléroman L’Auberge du chien noir, René Simard, qui n’était pas monté sur scène depuis dix ans, et Marilou Morin, jeune comédienne fraîchement sortie de l’école, on se demandait bien si le spectacle allait être à la hauteur du mémorable film sorti en 1952.
Or, nos appréhensions se sont rapidement estompées lorsqu’on a constaté tout le travail qui a été fait sur cette production, qui est franchement du même calibre que celles que l’on retrouve à Broadway et Londres, même si elle a bénéficié d’un budget bien inférieur.
Lui qui a des petits airs de Gene Kelly, Renaud Paradis était le candidat idéal pour faire Don Lockwood, le personnage principal. Très talentueux, le comédien fait un sans-faute lors du célèbre numéro sous la pluie. Attention aux éclaboussures!
De son côté, René Simard se montre vraiment épatant dans le rôle de Cosmo Brown, le bras droit de Lockwood. Dans le numéro de Rire aux larmes (Make ‘Em Laugh), le chanteur nous apparaît dans une forme splendide qui nous a fait questionner sur son âge. Une brillante performance.
On ne la connaissait pas et Marilou Morin s’avère une très belle révélation, dans le rôle de la jeune ingénue. Souriante et dotée d’une très jolie voix, la jeune femme nous rappelle la dynamique qu’avaient Gene Kelly et Debbie Reynolds à l’écran, ou encore Jean Dujardin et Bérénice Bejo, plus récemment, dans The Artist.
Le sourire aux lèvres
On s’en voudrait de passer sous silence la performance de Pascale Desrochers qui est incroyable dans la peau de la très agaçante Lina Lemont. Avec sa voix de crécelle, volontairement changée, Desrochers vole la vedette à chacune de ses présences sur scène. Des moments très comiques.
La mise en scène de Denise Filiatrault ne comprend aucun temps mort, même si le spectacle s’avère plutôt long (2h30 avec entracte). On salue également les chorégraphies signées Maud St-Germain et Olivier Loubry.
Impossible de ne pas sortir avec le sourire aux lèvres à la fin de Chantons sous la pluie. La production est un vrai «feel-good show» comme on en voit peu souvent par ici.
Chantons sous la pluie est présenté à guichets fermés à la salle Pierre-Mercure, jusqu’au 28 juillet. Il reste des billets pour les supplémentaires du 7 au 18 août, au Théâtre St-Denis.
|