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Neuchâtel - Le cinéma fantastique québécois arrive en Suisse
Agence QMI
Éric Tessier et Patrick Sénécal lors du tournage de 5150, rue des Ormes.

NEUCHÂTEL

Le cinéma fantastique québécois arrive en Suisse

Marc-Olivier Bherer
10-07-2010 | 14h14

NEUCHÂTEL, Suisse – La 10e édition du Festival du film fantastique de Neuchâtel, en Suisse, offre depuis le 4 juillet une rare vitrine sur la production québécoise dans ce genre.

Cinq longs-métrages et autant de courts-métrages québécois sont à l’affiche.

«Révisez votre lexique, affirme le programme. Vous allez assister à une démonstration particulièrement féroce du savoir-faire cinématographique au pays des érables! Longtemps restés dans l’ombre, les cinéastes québécois proposent aujourd’hui un cinéma de genre sensationnel qui conjugue audace et efficacité.»

Il propose «une cinématographie à découvrir en 6 avant-premières fulgurantes», soit les cinq longs et le programme de courts-métrages.

Les 24 000 spectateurs qui se pressent généralement devant l’une ou l’autre des cinq salles ou de l’écran extérieur de ce festival pouvaient ainsi se mettre sous la dent «5150, rue des Ormes», «Détour», «Grande Ourse – La clé des possibles», «Les sept jours du Talion» et «Truffe».

Les cinéastes Éric Tessier et Sylvain Guy, respectivement réalisateurs de «5150 rue des Ormes» et de «Détour», ont d’ailleurs été invités pour participer au festival.

«On avait envie de faire ce focus Québec parce que récemment il y avait des films piquants qui nous ont particulièrement plu venant de chez vous. Les courts-métrages ont été choisis après les avoirs vus au festival de Clermont-Ferrand», l’un des plus importants rendez-vous du court-métrage en Europe, explique la directrice artistique du festival de Neuchâtel Anaïs Emery.

«Le cinéma québécois n’est pas très connu en Suisse. On connaît la production audiovisuelle à travers les séries télé et certains films sélectionnés par les grands festivals de cinéma, mais sinon c’est très rare que le cinéma québécois soit diffusé en Suisse», ajoute-t-elle.

La vitrine été remarquée. Le quotidien de Genève Le Temps écrit que «le NIFFF présente cette année une sélection succincte, mais de haute qualité, de productions récentes du Québec. D’autant plus précieuses qu’elles sont invisibles ici dans les salles – il reste le DVD. Pas de film d’épouvante sanguinolent. Plutôt, des fictions tendues, à l’image de Détour – la spirale infernale d’un employé de secrétariat harponné par une femme fatale –, ou 5150, rue des Ormes, d’Éric Tessier, terrifiant séjour d’un jeune homme séquestré par une famille de sadiques en croisade morale. Plus crû, Les 7 Jours du Talion conte la glaçante vengeance d’un chirurgien dont la fillette a été assassinée.»

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