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Cannes - Le régime fait du bien
© Photo AP
Une partie du jury du Festival de Cannes, présidé par Tim Burton.

CANNES

Le régime fait du bien

Cédric Bélanger
13-05-2010 | 10h11

Le rapport dévastateur du vérificateur général, qui a coûté le poste de son prédécesseur, n’a eu aucune influence sur le nouveau président de la SODEC, François Macerola, qui affirme qu’il aurait mis un terme aux «dépenses somptuaires» de l’organisme à Cannes, même en l’absence de l’explosif rapport.

«Il ne faut pas nier que cela a eu une certaine importance. Les gens qui l’ont reçu étaient nerveux. Mais moi, je serais arrivé à la SODEC sans avoir accès à un rapport de vérification et j’aurais fait à peu près la même chose», a dit M. Macerola, hier, lors d’un entretien avec le Journal, à Cannes, où il venait d’arriver quelques heures plus tôt.

«C’est moi qui ai décidé, assure-t-il. Je veux faire des économies pour pouvoir prendre cet argent et le placer là où il doit être placé. Je n’ai jamais eu de directives (du conseil d’administration). On s’est assis Ann Champoux (la directrice générale), Christian Verbert (le commissaire européen) et moi, et on s’est dit qu’il ne fallait pas toucher aux relations avec la clientèle, aux services aux films, aux relations avec les partenaires étrangers.»

C’est que François Macerola se décrit lui-même comme n’étant «pas le genre de gars à me payer une traite sur le bras du gouvernement». À ses yeux, «une bouteille ou deux de champagne de moins, ce n’est pas grave».

Il fait remarquer que lorsqu’il venait à Cannes pour le compte de sa propre boîte de production, Malofilms, il agissait de même. Idem avec Téléfilms Canada. Pas question de chambres d’hôtel à 1300 $ la nuit, comme celle qui a valu la porte à Jean-Guy Chaput, l’an dernier. Une chambre à 500 $ fait parfaitement l’affaire.

À la blague, il signale que c’est sa femme qui a préparé les sandwiches qui seront servis lors du cocktail de la SODEC, ce weekend. «La journaliste Michèle Coudé-Lord m’a appelé le radin. Là-dessus, ma femme a répondu qu’elle m’a toujours trouvé cheap», rigole M. Macerola.

Au bas mot, le président de la SODEC calcule que le séjour cannois de sa troupe, amputée de quelques membres, coûtera 50 000 $ moins cher que l’an dernier, confirmant ainsi les chiffres obtenus par le Journal récemment.

«On a économisé au niveau des séjours. Ce n’est pas nécessaire que quelqu’un qui vient ici y passe les douze jours réglementaires. Je suis ici pour sept jours.».

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