REGARD SUR LE COURT MÉTRAGEPlace à l’improvisationStéphanie Vallet 14-03-2010 | 22h18
48 heures pour écrire, tourner, monter et créer une bande sonore, un exercice plutôt casse-cou auquel Anaïs Barbeau-Lavalette n’as pas eu peur de se soumettre. La réalisatrice de documentaires engagés et du film Le ring (2007) n’a pas failli à la tâche et s’est entourée d’une équipe de choc dont Stéphanie Lapointe, Maxime Desjardins-Tremblay et Maxime Dumontier pour tourner C’est par où demain. Et, histoire de pimenter un peu plus l’épreuve, une série de contraintes imposées par le public ont été ajoutées au court métrage dans lequel il fallait entre autres retrouver un magasin de robes de mariées, une piscine, 36 musiciens de l’Orchestre symphonique de Saguenay ou encore un CF-18. «J’ai quand même essayé d’avoir une histoire, je n’ai pas eu envie de faire le choix de la facilité et de forcément faire quelque chose de drôle qui permettrait d’intégrer plus facilement certaines les contraintes», a lancé Anaïs Barbeau-Lavalette. Pari réussi pour la jeune réalisatrice et son équipe qui ont été ovationnés par une salle comble samedi soir lors de la projection de C’est par ou demain, qui n’avait rien en apparence d’un court improvisé. Stéphanie joue la comédieC’est avec tout l’engagement qu’on lui connait que Stéphanie Lapointe s’est embarquée dans l’aventure. C’est sa seconde participation comme comédienne à un court métrage, car elle a également joué dans Les poissons de Jean Malek. Sans aucun doute le début d’une longue carrière d’actrice pour Stéphanie Lapointe qui a annoncé le sourire aux lèvres: «J’ai vraiment envie d’être comédienne! L’année prochaine, j’ai un rôle dans un film, mais je ne peux pas encore vraiment en parler.» Mais pas de panique, on retrouvera également Stéphanie Lapointe, la chanteuse, dans un troisième album qui devrait sortir au printemps 2011. «Je commence à travailler sur mon troisième album, en même temps que tous mes autres projets. J’ai choisi de ne pas suivre le schéma habituel, album-promo-tournée, mais de diversifier.» Une Stéphanie Lapointe toujours aussi engagée qui se lance également dans un projet de documentaire, «un projet assez ambitieux qui va s’étaler sur deux ans avec une chaire d’étude sur l’ONU montée par l’UQAM». Place aux gagnantsLe festival Regard sur le court métrage a pris fin ce dimanche à Chicoutimi et a récompensé les meilleurs courts métrages de la compétition. Une sélection particulièrement variée cette année, à la fois nationale et internationale de plus de 146 courts métrages. Voici la liste des finalistes dans chacune des catégories de la compétition : Grand prix international - ex aequo : La Balade de Marie Nord et de ses clients d'Alexander Onofri et L’histoire de l’aviation de Balint Kenyeres. Grand prix national : Danse macabre, Pedro Pires Prix du public : Toute ma vie, Pierre Ferrière Prix Meilleure réalisation : The Delian mode, Kara Blake Prix Meilleur scénario : La neige cache l’ombre des figuiers, Samer Najari Prix Meilleur court métrage d’animation : Logorama, H5, Francois Alaux, Ludovic Houplain & Herve de Crecy Prix Meilleur court métrage documentaire : Wagah, Supriyo Sen Prix Tourner à tout prix! : Crudités, Lawrence Côte Collins Prix du Développement durable : La patrona, Lizzette Argüello Prix Créativité : Les pissenlits, Jean Guillaume Bastien |