DÉCÈS DU CINÉASTE«Gilles Carle a changé ma vie» —Donald PilonJean-Marc Gilbert 29-11-2009 | 09h33
Peu de temps après le départ de son ami et de son mentor, le comédien Donald Pilon s’avouait fort attristé du décès de Gilles Carle. «Je me cherchais dans la vie à un certain moment et je n’étais pas vraiment heureux. Mais Gilles est venu me chercher et il m’a beaucoup aidé. Il a été un géant pour moi», témoigne-t-il avec émotion, en entrevue à 24H. Bien que le départ de M. Carle soit pour M. Pilon un véritable choc, il préfère se rappeler le bon temps passé avec lui. «J’ai tellement vécu de moments magiques avec Gilles. J’ai énormément de bons souvenirs», se remémore le comédien.
Chloé Sainte-Marie atterréeConjointe de Gilles Carle depuis de nombreuses années, Chloé Sainte-Marie espérait le voir guérir et revenir à la maison rapidement. Elle était ébranlée lorsque jointe par le réseau LCN. LIRE AUSSI:
EN VIDÉO:
«Je tremble. Je ne m’y attendais pas. Je pensais qu’il pouvait guérir, qu’il y aurait une solution. Mais au fond, son corps ne voulait plus», a-t-elle confié. L’acteur et politicien Pierre Curzi estime pour sa part que le Québec vient de perdre un homme de grande valeur. «Pour moi, c’est plus qu’un cinéaste, c’est un créateur formidable. Il avait ce talent de créer des personnages dans lesquels les Québécois se reconnaissaient», souligne le député de Borduas.
Des funérailles nationalesEn réaction à cette malheureuse nouvelle, le premier ministre Jean Charest, et la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, ont exprimé «leur tristesse devant le départ de cet homme qui a profondément influencé la culture québécoise». «Afin que les Québécois puissent rendre un ultime hommage à ce grand cinéaste et grand Québécois, le gouvernement a offert à la famille et aux proches de Gilles Carle, la tenue de funérailles nationales», a indiqué M. Charest. Souffrant de la maladie de Parkinson depuis 1991, l’artiste était soigné depuis environ un mois à l’hôpital de Granby pour se remettre d’un infarctus et y traiter une pneumonie d’aspiration. |