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Whip it - Le film dont elle est l'inspiration
© Fox Searchlight
Drew Barrymore dans Whip it.

WHIP IT

Le film dont elle est l'inspiration

26-09-2009 | 04h00
Ce n’est pas facile d’être Drew Barrymore. Jolie et dingue dans le rôle de vedette de plusieurs comédies romantiques, Barrymore est également une cinéaste futée. Elle a produit dix films et vient de réaliser son premier long-métrage. Elle est intelligente et belle, et sa carrière connaît beaucoup de succès.

Son premier film, Whip It, raconte l’histoire du passage à l’âge adulte d’une fille qui trouve sa niche dans une équipe de roller derby. Ce film énergique présente une tranche de vie.

Il rassemble une excellente distribution: Ellen Page, Marcia Gay Harden, Kristen Wiig et Juliette Lewis. Drew Barrymore est à la fois devant et derrière la caméra. Elle joue le rôle d’une des participantes au roller derby. «Je voulais jouer ce personnage qui est un peu une contradiction, une personne à moitié hippie, à moitié chic, qui a de la difficulté à maîtriser sa colère, soumet-elle. Je peux m’identifier à cela, car un côté de moi est très relaxe, mais un autre côté aime beaucoup l’action.»

Cette actrice de 34 ans a passé quelques jours à Toronto, au début du mois, dans le cadre du Festival international du film de Toronto, pour faire la promotion de Whip It. C’est là où ce film a fait ses débuts. En lisant le scénario de ce film, elle savait qu’il constituerait une première pour elle dans l’univers de la réalisation.

AUTOBIOGRAPHIQUE?

Dans ce film, Ellen Page incarne Bliss Cavendar, une finissante dans une école secondaire du Texas. Sa mère souhaite qu’elle se présente à un concours de beauté, tribune qui pourra lui servir, croit-elle. Bliss voit les choses autrement. Elle opte plutôt pour devenir membre d’une équipe de roller derby, où elle découvre une camaraderie avec ses coéquipières et une liberté physique qui lui plaît.

Pour Drew Barrymore, ce film avait un attrait spécial à trois niveaux : il y avait une histoire autour des rapports mère-fille, il véhicule le message qu’une personne peut être son propre héros et il tourne autour d’une fille qui découvre sa force intérieure.En un mot, ce pourrait facilement être la biographie de Drew Barrymore.

«Je sais ce que les mères et les filles traversent, a-t-elle dit. Alors, c’était très emballant pour moi de pouvoir y intégrer mon expérience personnelle et mes chagrins personnels.» Dans cette veine, elle ne voulait pas que le film ait de développements illogiques ni que le conflit entre la mère (Harden) et la fille (Page) se termine sur une fin miraculeusement heureuse.

«Parce que c’est de la foutaise. La vie n’est pas ainsi faite. Dans la vingtaine, j’étais tellement obsédée par des fins heureuses et, maintenant que je suis dans la trentaine, j’apprécie une bonne journée… Je ne voulais pas une fin bien ficelée à la Hollywood.»

DANS LE SANG

Petite-fille de John Barrymore, de la famille légendaire Barrymore, son arrière-arrière-grand-mère, Louisa Lane, était une actrice et propriétaire d’une salle de spectacle. Elle s’est produite sur scène avec le célèbre John Wilkes Booth.

Inutile de dire qu’être actrice, c’est dans le sang de Drew Barrymore. Il y a également d’autres ressemblances. Son grand-père et son père, John Drew Barrymore, étaient toxicomanes, tout comme elle. Elle a donc été élevée exclusivement par sa mère, Ildiko Jaid Mako.

Drew a commencé à faire son nom dans les réclames publicitaires, alors qu’elle n’était qu’un bébé. À sept ans, elle est devenue une star grâce à son rôle dans la superproduction E.T.: l’extraterrestre.

À 13 ans, elle a dû faire une cure de désintoxication. Elle raconte en détail sa dépendance aux stupéfiants dans son livre publié à 14 ans, La petite fille perdue. À 15 ans, elle s’est présentée devant les tribunaux pour être reconnue comme adulte. Elle a dû se refaire une vie à partir de rien. Elle a renoué avec sa mère, Jaid, il y a quelques années.

À 19 ans, Mme Barrymore a fondé sa compagnie, Flower Films, avec une collègue et amie, Nancy Jovonen. Elles ont produit plusieurs films, entre autres, Charlie et ses drôles de dames, Un duplex pour trois, Donnie Darko, Laisse tomber, il ne te mérite pas et Collège attitude.

Drew Barrymore est reconnue pour ses rôles dans certaines comédies romantiques, telles que Les 50 premiers rendez-vous et Demain, on se marie, mais son vrai talent ressort dans les films Écarts de conduite et Grey Gardens, de HBO. Son rôle dans Grey Gardens lui vaut une sélection pour un Emmy. Au box-office, ses films amassent près de trois milliards de dollars.

Tout comme l’héroïne de Whip It, cette actrice prise les amitiés qu’elle s’est faites malgré un chemin parsemé d’embûches.

«J’aime l’idée de trouver sa tribu, parce que cela a été un ingrédient clé à ma survie», dit-elle.

Le fait d’avoir trouvé un groupe de personnes avec qui je m’entends bien pour travailler et que j’aime et avec qui j’aime collaborer. Je pense que le roller derby est une métaphore parfaite pour cela. »

Des amours en montagnes russes

Elle est sur la liste de People Magazine des cent plus belles vedettes, elle était le visage de Cover Girl et elle projette une image ultra glamour dans les pubs de Gucci, mais cela ne veut pas dire qu’elle a été chanceuse en amour.

En effet, Drew Barrymore a eu beaucoup de hauts et de bas dans sa vie amoureuse. Elle était fiancée à deux reprises lorsqu’elle était adolescente.

À 19 ans, elle s’est mariée au barman Jeremy Thomas. Le mariage a éclaté au bout de quelques semaines. En 1999, elle s’est mariée à l’humoriste Tom Green, mariage qui a duré à peine cinq mois.

Drew Barrymore est sortie pendant plusieurs années avec le batteur Fabrizio Moretti, avant de fréquenter Justin Long.

Elle aurait également fréquenté Luke Wilson, Balthazar Getty, Edward Norton et Sam Rockwell. Drew Barrymore a souvent énoncé qu’elle était bisexuelle. On rapporte qu’elle a eu une liaison avec l’éditrice Jane Pratt et Courtney Love.

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