GRANDE OURSELa quête du meilleur scénariopar Pierre O. Nadeau Le Journal de Québec 21-03-2009 | 04h00
«Il suffit de placer un électron dans un tuyau pour le faire bouger. Mais il est impossible de prévoir s’il se dirigera vers la droite ou vers la gauche. Il en va ainsi de notre destin», explique l’auteur des deux téléséries Grande Ourse, puis du scénario du film La clé des possibles. «Pour le reste, il fallait créer une nouvelle aventure et l’adapter à un nouveau format. Il n’était pas question de faire un travail de transposition.»
«L’important, c’était surtout de colporter les mêmes émotions en profitant de meilleurs moyens techniques», insiste celui qui a coscénarisé Les Boys, à la télé de Radio-Canada. Au cinéma, il a coécrit le scénario de Ma tante Aline, un film de Gabriel Pelletier, sorti sur les écrans québécois en 2007.
Les questionnements de
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Marc Messier |
«C’est un personnage qui a mon âge et qui ressent la même quête existentielle», dit-il, ajoutant en riant «sauf que je ne partage pas ses visions. J’aimerais bien ça me lever le matin en connaissant les résultats du match de hockey du soir...»
Lorsqu’on lui a présenté le projet de porter les deux téléséries à l’écran, Marc Messier n’avait pas encore réalisé l’ampleur du défi qui l’attendait. «Non, ça ne m’a pas fait peur; c’est le propre de l’acteur de vouloir jouer le plus souvent, le plus longtemps, explique-t-il. J’adore porter ce genre de responsabilité.»
«Mais ça a été un travail très intense; il fallait tout faire en moins de trente jours, alors qu’il nous en aurait fallu quarante.»
Marc Messier se dit ravi d’avoir renoué avec son personnage, qui lui est enfin paru sympathique dans la version cinématographique.
«J’ai appris à l’aimer; depuis qu’il est devenu romantique, il me paraît tellement plus sympathique», concède l’acteur. Il se dit heureux de ce rôle fantastique et dramatique qui révèle une autre facette du cabotin de Broue et de La petite vie.
«Je suis fasciné par le fantastique; j’apprécie donc cette chance qui m’a été donnée de jouer dans un film qui exploite ce thème à fond», précise l’acteur, qu’on a vu récemment dans Ma tante Aline, de Gabriel Pelletier, et Le grand départ, de Claude Meunier.
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Normand Daneau |
Le comédien originaire de Québec, qui avait fait ses premières armes au théâtre avec Robert Lepage dans Le cycle Shakespeare et Les 7 branches de la rivière Ota, a évidemment sauté de joie en apprenant que son personnage ressusciterait au grand écran.
«Vous savez, on s’attache beaucoup à nos personnages, et surtout à un personnage de l’envergure de Biron», explique le comédien, qui pensait bien avoir enterré son rôle lors de l’annonce des coupures dans les téléséries lourdes.
Normand Daneau explique que le saut du petit au grand écran ne l’a pas dépaysé «puisque Patrice Sauvé (le réalisateur) tournait déjà les téléséries dans une approche cinématographique».
En revanche, les comédiens, nous dit-il, ont dû apprivoiser rapidement le «rythme de tournage», nettement plus rapide au cinéma qu’à la télé. «Il est plus facile de placer les personnages et les intrigues sur une séquence de dix épisodes de 45 minutes que dans un film d’une heure et quarante minutes. Mais on s’y habitue rapidement; on n’a pas le choix.»