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Grande Ourse - La quête du meilleur scénario
© Alliance Atlantis Vivafilm
Grande Ourse: La clé des possibles

GRANDE OURSE

La quête du meilleur scénario

par Pierre O. Nadeau
Le Journal de Québec
21-03-2009 | 04h00
Pour le scénariste Frédéric Ouellet, il n’était pas question de se lancer dans l’aventure du film sans avoir décroché «la» bonne idée. L’éclair de génie lui vint alors qu’il s’adonnait à la lecture de... la théorie de la relativité.

«Il suffit de placer un électron dans un tuyau pour le faire bouger. Mais il est impossible de prévoir s’il se dirigera vers la droite ou vers la gauche. Il en va ainsi de notre destin», explique l’auteur des deux téléséries Grande Ourse, puis du scénario du film La clé des possibles.

«Pour le reste, il fallait créer une nouvelle aventure et l’adapter à un nouveau format. Il n’était pas question de faire un travail de transposition.»

© Archives
Le scénariste Frédéric Ouellet
«Comme au cinéma on dispose de moins de temps, j’ai décidé de focaliser sur la quête de la Clé des possibles menée par le personnage central, Lapointe (Marc Messier), et créer un climat d’intimité autour de lui et des personnages majeurs qui gravitent autour de lui. À la télé, il fallait créer des intrigues secondaires pour soutenir le rythme, alors qu’au cinéma, il fallait insister sur l’intrigue principale pour obtenir le même effet.»

«L’important, c’était surtout de colporter les mêmes émotions en profitant de meilleurs moyens techniques», insiste celui qui a coscénarisé Les Boys, à la télé de Radio-Canada.

Au cinéma, il a coécrit le scénario de Ma tante Aline, un film de Gabriel Pelletier, sorti sur les écrans québécois en 2007.

Les questionnements de
Louis-Bernard Lapointe

«Je partage le même questionnement que mon personnage sur le sens de la vie», explique Marc Messier, qui tient le rôle principal dans le film.

Marc Messier

«C’est un personnage qui a mon âge et qui ressent la même quête existentielle», dit-il, ajoutant en riant «sauf que je ne partage pas ses visions. J’aimerais bien ça me lever le matin en connaissant les résultats du match de hockey du soir...»

Lorsqu’on lui a présenté le projet de porter les deux téléséries à l’écran, Marc Messier n’avait pas encore réalisé l’ampleur du défi qui l’attendait. «Non, ça ne m’a pas fait peur; c’est le propre de l’acteur de vouloir jouer le plus souvent, le plus longtemps, explique-t-il. J’adore porter ce genre de responsabilité.»

«Mais ça a été un travail très intense; il fallait tout faire en moins de trente jours, alors qu’il nous en aurait fallu quarante.»

Marc Messier se dit ravi d’avoir renoué avec son personnage, qui lui est enfin paru sympathique dans la version cinématographique.

«J’ai appris à l’aimer; depuis qu’il est devenu romantique, il me paraît tellement plus sympathique», concède l’acteur. Il se dit heureux de ce rôle fantastique et dramatique qui révèle une autre facette du cabotin de Broue et de La petite vie.

«Je suis fasciné par le fantastique; j’apprécie donc cette chance qui m’a été donnée de jouer dans un film qui exploite ce thème à fond», précise l’acteur, qu’on a vu récemment dans Ma tante Aline, de Gabriel Pelletier, et Le grand départ, de Claude Meunier.

L’évolution d’Émile Biron

Normand Daneau
«Le film nous permet d’apprécier l’évolution émotive d’Émile Biron, qui affiche enfin son côté romantique», explique son interprète, Normand Daneau.

Le comédien originaire de Québec, qui avait fait ses premières armes au théâtre avec Robert Lepage dans Le cycle Shakespeare et Les 7 branches de la rivière Ota, a évidemment sauté de joie en apprenant que son personnage ressusciterait au grand écran.

«Vous savez, on s’attache beaucoup à nos personnages, et surtout à un personnage de l’envergure de Biron», explique le comédien, qui pensait bien avoir enterré son rôle lors de l’annonce des coupures dans les téléséries lourdes.

Normand Daneau explique que le saut du petit au grand écran ne l’a pas dépaysé «puisque Patrice Sauvé (le réalisateur) tournait déjà les téléséries dans une approche cinématographique».

En revanche, les comédiens, nous dit-il, ont dû apprivoiser rapidement le «rythme de tournage», nettement plus rapide au cinéma qu’à la télé. «Il est plus facile de placer les personnages et les intrigues sur une séquence de dix épisodes de 45 minutes que dans un film d’une heure et quarante minutes. Mais on s’y habitue rapidement; on n’a pas le choix.»

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