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Dédé à travers les brumes - Faire revivre leur musique

DÉDÉ À TRAVERS LES BRUMES

Faire revivre leur musique

Cédric Bélanger
Le Journal de Québec
07-03-2009 | 04h00
«On avait le mandat de faire revivre cette musique-là. Donc, on ne voulait pas la figer dans le passé et faire un exercice de style pour que tout soit exactement comme sur l’album. Sinon, ça aurait été désolant. On voulait faire quelque chose qui soit encore vivant et encore en évolution?»

Ce n’est pas une mince tâche qui a été confiée à Éloi Painchaud, il y a deux ans: concocter la bande originale du film Dédé à travers les brumes.

Il n’était pas question de simplement faire un best of. Comme il fallait alimenter le film, c’est l’acteur Sébastien Ricard qui devait chanter.

Donc, on entre en studio et on s’attaque au répertoire des Colocs. Mais les fans du groupe peuvent être rassurés. Les chansons que vous avez fredonnées mille fois n’ont pas été massacrées par des artistes cherchant à se payer un trip artistique. «Je pense que nous avons une grande fidélité au propos, à la structure des chansons.

Nous ne sommes pas partis sur des bridges de huit minutes par pièce. Les chansons commencent au point A et finissent au point Z, comme sur un album original des Colocs. La différence se situe peut-être dans l’énergie qu’on avait», dit Éloi Painchaud, qui a été impressionné par le professionnalisme de Sébastien Ricard.

«Pour Belzébuth, je l’ai vu travailler au-dessus de douze heures de temps, le faire dans toutes les positions: assis, couché, sur la tête, debout, en dansant. Il n’y a rien qu’il n’a pas essayé, il n’a fait aucun compromis pour aller chercher la juste interprétation, l’âme de la chanson.»

L’ACCORD DE MIKE

Mais avant d’embrasser le projet, Éloi Painchaud a demandé et obtenu l’accord d’anciens Colocs, notamment de son ami Mike Sawatsky, qui a finalement gratté de la guitare sur l’album.

«Éloi voulait que je sois d’accord, raconte ce dernier. Il était mal à l’aise. Finalement, j’étais très d’accord. Je suis allé chez lui pour qu’on discute de ça. C’était la veille de la première journée de l’enregistrement. Je suis resté toute la nuit, on a pris une petite brosse et on a écouté les Colocs. On a tripé et on a jasé toute la nuit. Le lendemain, je devais rentrer en ville et j’avais l’option de partir à 10 h ou à 18 h. J’ai choisi 18 h et je lui ai dit: si t’as une guitare de trop, je peux jouer sur quelques chansons. Finalement, je suis retourné chaque jour pendant sept jours et j’ai fait trois longues sessions.»


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