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Commandant Piché - Son histoire enfin au cinéma
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Michel Côté personnifiera au grand écran le pilote de ligne Robert Piché

COMMANDANT PICHÉ

Son histoire enfin au cinéma

Michelle Coudé-Lord
Le Journal de Montréal
27-02-2009 | 15h46

Après six ans d'attente, le commandant Robert Piché verra son histoire être enfin adaptée au cinéma. Téléfilm Canada et la Sodec ont enfin dit oui au scénario d'Entre ciel et terre.

On sait que c'est Michel Côté qui personnifiera le commandant Robert Piché, qui a sauvé de la mort les 200 passagers de son Airbus lors d'un atterrissage miraculeux aux Açores, le 23 août 2001.

Le producteur André Dupuy, de Pixcom, avait vraiment le goût de célébrer, hier, et se félicitait d'avoir été patient. Il sait toutefois que, malgré l'aide des institutions, le film, qui exige un budget de plus de 7 M$, aura besoin d'une autre participation financière. Il se peut qu'on se tourne vers une coproduction.

«Nous sommes à penser à cela;maintenant que nous avons l'aval, nous pouvons songer à un début de tournage dès l'été prochain.» Le distributeur, TVA Films, s'est dit tout aussi heureux de la bonne nouvelle.

«On va faire de ce film un vrai beau succès. L'histoire est attendue au cinéma et mérite de l'être», soulignait hier au Journal de Montréal, Yves Dion.

Louise Deslauriers, directrice nationale des longs métrages à Téléfim Canada, justifiait ce feu vert «par un scénario plus fort et un espoir de box-office intéressant.»

Le scénario d'Entre ciel et terre est écrit par Chantale Cadieux, qui a donné au cinéma Elles étaient cinq, et Ian Lauzon, qui a écrit le scénario du film De père en flic, qui prendra l'affiche en juin prochain. L'histoire du commandant Piché sera réalisée par Érik Canuel, qui attendait grandement ce beau projet.

Le cas Fabienne Larouche

Téléfilm Canada n'a pas fait que des heureux. D'abord, il y avait 43 projets de films déposés, pour un total de 60 M$. Or, Téléfilm n'a retenu que 7 projets, pour un total de 8M$. L'enveloppe globale de cette année n'est que de 23 M$. Il y aura un autre dépôt en mars pour les producteurs et les résultats seront connus en juin prochain.

Fait à noter, Téléfilm a dit non au film de Denise Robert et Fabienne Larouche, Demande à ceux qui restent, écrit par Louis Bélanger et Alexis Martin. Denys Arcand a déjà dit de Louis Bélanger qu'il était l'un de nos plus grands. Or, la semaine dernière, la Sodec a dit oui, mais Téléfilm dit non. Au fait, on constate que les choix de la Sodec et de Téléfilm sont très différents. Questionnée à savoir si le non à Fabienne Larouche était une affaire personnelle, Mme Deslauriers s'est empressée de répondre sur un ton ferme: «Pas du tout.»

On sait que Fabienne Larouche avait dénoncé les manières de faire de Téléfilm Canada au moment de son refus pour son film Le piège américain. Hier, la productrice n'a fait aucun commentaire.

Les yeux du coeur

À noter également que, malgré ses récents déboires financiers, l'ex-distributeur Christian Larouche, qui agit maintenant comme producteur, est toujours dans les bonnes grâces de Téléfilm, dont il reçoit l'aval pour son film sur la vie de Gerry Boulet, écrit par Nathalie Petrowski et refusé par la Sodec.

C'est un véritable casse-tête pour les producteurs, car à une semaine d'intervalle, on peut obtenir un oui de la Sodeq et un non de Telefilm Canada, et vice versa. Autre exemple: India Desjardins avec son Journal d'Aurélie Laflamme, qui s'est fait dire non par la Sodec, la semaine dernière, et oui par Téléfilm, six jours plus tard.

Les films qui ont reçu un accord de financement, hier, sont Opération Tablette, réalisé par Louis Choquette; Le Journal d'Aurélie Laflamme de Christian Laurence Gerry, réalisé par Alain Desrochers; À l'origine d'un cri, par Robin Aubert; Le poil de la bête, de Philippe Gagnon, Entre ciel et terre d'Érik Canuel et, enfin, Nana Mesnak, film amérindien de Yves Sioui-Durand.

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