Accueil Divertissement
 
 
SUN

TAPIS ROUGE

Ce que vous n'avez pas vu

Marie-Joëlle Parent
Sun Média
23-02-2009 | 05h05
Être sur le tapis rouge des Oscars c'est un peu comme être au centre de la planète l'espace de quelques heures. Le bal des vedettes est tout simplement étourdissant. Malgré les centaines de caméras, on peut quand même observer quelques moments authentiques. Voici ce que vous n'avez pas vu à la télé.

Ce que tout Hollywood redoutait n'est finalement pas arrivé. La pluie n'est pas tombée sur Tinseltown. Une chance parce que les tentes de plastique avaient été retirées. Après avoir traversé 3 détecteurs de métal, j'ai pris place en bordure du célèbre tapis juste à côté de la grande entrée du Kodak Theatre. Les fans étaient entassés dans les gradins depuis 9h du matin. Trois hélicoptères et un ballon dirigeable volaient au-dessus de nos têtes.

Aux Oscars, absolument tout est orchestré. Même les cris du public. Un animateur de foule soulève des pancartes «applause» au bon moment. La présence des enfants de Slumdog Millionaire sur le tapis rouge est venu injecter une bonne dose d'authenticité dans un événement tout à fait superficiel.

Meryl Streep

Ils ont flippé en apercevant Meryl Streep qui passait juste devant moi. Ils ont formé un cercle au-tour d'elle pendant de longues minutes pour lui demander un autographe. L'actrice avait les yeux plein d'eau en les prenant dans ses bras. «Thank you! Thank you!» hurlaient-ils dans les micros. «J'ai vu le vrai James Bond!» m'a lancé l'un d'eux les yeux grands. Pendant ce temps, la foule hurlait «SLUMDOG SLUMDOG» et Freida Pinto éblouissait les photographes dans sa robe bleue Galliano. Le réalisateur Danny Boyle m'a glissé au passage qu'il projetait de faire un autre film en Inde.

La tuque

Chaque star est entourée de plusieurs assistants, dont un juste pour replacer les robes à chaque pas. Premier constat : la crise économique ne semble avoir affecté le code vestimentaire, le bling bling était au rendez-vous. À part peut-être pour la tuque de Philip Seymour Hoffman.

À 18h, Miley Cirus a été la première star à fouler le tapis rouge ce qui n'est pas nécessairement gagnant. Elle avait l'air de Cendrillon dans sa robe Zuhair Murhad. Puis, les stars sont arrivées au compte-gouttes avant de débarquer en trombe du-rant la dernière demi-heure. Voilà le couple chéri d'Hollywood qui passe : Brad et Angelina tous deux habillés en noir. La foule hurle. Ils semblent dans une bulle, se regardent se sourient et se serrent l'un contre l'autre.

Robes longues

Juste à côté Sofia Lorren ne se rend pas compte qu'elle pile sur la robe de Marion Cotillard. Un peu plus loin Anne Hathaway replace son chignon. Mini Nathalie Portman remonte sa robe en catimini. Alicia Keys passe devant nous dans la totale indifférence du public. Sean Penn tient la main de sa femme Robin Wright Penn très serré. Robert Pattinson passe et répand son sourire à faire fondre un iceberg. Les cris montent en flèche.

Zac Effron se pavane avec une démarche de dandy, fait un clin d'oeil et envoie un baiser à l'envolée à une fan qui me hurle dans les oreilles avant d'appeler son amie pour la rendre jalouse. Robert Downey Junior est passé en coup de vent.

Quelle surprise de voir à la dernière minute nul autre que le producteur québécois Roger Frappier. Membre de l'Académie, il n'était pas venu aux Oscars depuis Jésus de Montréal en 1989. Il semblait vraiment excité.

À 20H20, dans le contraste le plus total le silence s'est abattu sur Hollywood, le spectacle de rue était terminé et le vent s'est levé.

haut