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Saint-Valentin - Les bons films d'amour
© Le Journal
Eternal Sunshine on the Spotless Mind

SAINT-VALENTIN

Les bons films d'amour

par Cédric Bélanger
Le Journal de Québec
14-02-2009 | 04h00
Vous n’avez juste pas envie de fêter la Saint-Valentin en regardant une de ces «comédies romantiques», produites à la chaîne par un des grands studios d’Hollywood?

Songez-vous à apporter un oreiller quand vous irez voir La Guerre des mariées au cinéma?

Si vous avez répondu oui à ces questions,ne désespérez pas: les clubs vidéo regorgent de bons films d’amour,de classiques romantiques qui plairont à elle comme à lui.

ETERNAL SUNSHINE ON THE SPOTLESS MIND (2004)

Bien qu’à la fois cynique et optimiste, cette aventure psychotronique délirante écrite par Charlie Kaufman suit un pauvre hère (Jim Carrey) qui apprend que son ex-petite amie (Kate Winslet) vient juste de payer un montant d’argent pour effacer tout souvenir de lui. Contrairement à la plupart des histoires d’amour cinématographiques qui finissent quand le gars séduit la fille, Du soleil plein la tête s’aventure sur un terrain beaucoup plus ambitieux: le terrain miné émotionnel qui suit la rencontre du gars et de la fille.


THE WEDDING SINGER (1998)

Adam Sandler y trouve en Drew Barrymore son âme soeur au grand écran. Dans ce film, leur meilleure production à tous deux, il tient le rôle d’un chanteur qui interprète, lors des mariages, les grands succès des années 80 et qui, après avoir été rejeté à l’autel, tombe amoureux d’une serveuse qui allait épouser son fils.


MOULIN ROUGE (2001)

Le réalisateur Baz Luhrmann a raté son coup avec Australia, mais voici une oeuvre qui ne se laisse pas décontenancer et qui s’imbrique parfaitement dans le type d’orchestration fleurie de la comédie musicale. Ewan McGregor et Nicole Kidman, qui interprètent avec bonheur un jeune écrivain et une courtisane avisée, sont tous deux superbes, donnant de la consistance au film malgré l’abondance à tout prix de frivolités surstylisées.


LOST IN TRANSLATION (2003)

Qu’est-ce que Bill Murray a chuchoté à l’oreille de Scarlett Johansson à la fin du drame de Sofia Coppola? Le fait que nous ne le saurons jamais constitue l’un des plaisirs étonnants du film – sans compter la sublime performance de ses principaux acteurs, ses images de rêve et son atmosphère de décalage horaire.


THE PRINCESS BRIDE (1987)

La douce satire de Rob Reiner arrive à la fois à nous amuser et à rendre hommage aux conventions romantiques du conte de fées. L’expression «ils vécurent heureux» a rarement été aussi charmante.


ANNIE HALL (1977)

Cette oeuvre culte du cinéaste Woody Allen, gagnante d’un Oscar, vogue avec une grande expertise dans l’univers de la romance névrotique moderne. Allen et Diane Keaton y illustrent de façon émouvante des New-Yorkais dont la relation est composée d’une série de faux départs, de haltes soudaines, de cahots embarrassants et d’une agitation omniprésente propre aux adeptes de la psychothérapie.


THE WAY WE WERE (1973)

Barbara Streisand et Robert Redford, formant un couple mal assorti, se partagent la vedette du film – des amoureux qui, en dépit de l’affection qu’ils se portent durant plusieurs années, ne peuvent réconcilier les différences culturelles qui les séparent. Similaire à ce qu’elle a vécu – le personnage de Streisand est une militante libérale qui veut éliminer la bombe –, ce drame est enrichi par la réalisation de bon goût de Sydney Pollack et par la puissance des deux superstars à l’apogée de leur carrière. Un dénouement raffiné, mais émouvant permet d’assister à l’une de meilleures performances de Robert Redford.


FOUR WEDDINGS AND A FUNERAL (1994)

Le film, qui a fait de Hugh Grant une vedette, demeure l’un de ses meilleurs, avec Pour un garçon. Il est plus propre que le négligé et sentimental Réellement l’amour, et pas aussi faussement modeste que le spirituel, mais creux Coup de foudre à Notting Hill.


LA BELLE ET LE CLOCHARD (1955)

Vous avez le goût d’une distraction plus familiale? Ne cherchez pas plus loin que ce classique de Disney, qui raconte l’histoire d’un chien clochard qui courtise une chienne épagneul bien bichonnée. S’il y a un moment romantique plus purement innocent et désarmant dans le cinéma que leur souper de pâte dans la ruelle, je dois avoir manqué quelque chose.



La Francophonie se fait romantique

Hollywood n’a pas le monopole des films romantiques. Voici une sélection « franco-québécoise » pour meubler votre soirée de la Saint-Valentin.

LE SURVENANT (2005)

Adaptation de l’oeuvre de Germaine Guévremont qui raconte l’histoire d’amour entre un inconnu débarqué à l’impromptu dans un village de la région de Sorel, au début du XXe siècle, et une jeune femme vivant l’ostracisme en raison d’une légère infirmité.

UN HOMME ET SON PÉCHÉ (2002)

Autre classique ayant fait l’objet d’une relecture dans les années 2000. Pour s’assurer de toucher le coeur des Québécois, on attribue les rôle d’Alexis et Donalda à Roy Dupuis et Karine Vanasse.

LES AIMANTS (2004)

Un chassé-croisé amoureux entre quatre protagonistes qui met en scène la toujours touchante Isabelle Blais. Ici, le romantisme est agrémenté d’un brin de fantaisie.

ROMÉO ET JULIETTE (2006)

La version québécoise de ce grand classique de la littérature romantique. L’action est d’ailleurs campée dans la Belle Province. Les avis ont été très partagés, mais les adolescents ont beaucoup aimé.

T’ES BELLE, JEANNE (1988)

Pourquoi pas un retour dans le temps avec l’histoire de deux paraplégiques qui tombent en amour dans un centre de réadaptation. Michel Côté et Marie Tifo y livrent une performance émouvante.

UN DIMANCHE À KIGALI (2006)

Luc Picard interprète un journaliste québécois qui, au cours d’un reportage au Rwanda, s’éprend d’une serveuse de l’hôtel local. Après les massacres, il tentera inlassablement de retrouver celle qu’il devait épouser.

37,2 DEGRÉS LE MATIN (1986)

Une histoire d’amour atypique, où se côtoient sexualité, violence et passion. Béatrice Dalle est inoubliable. Pour ceux qui ne veulent pas d’une Saint-Valentin à l’eau de rose.

LE FABULEUX DESTIN D’AMÉLIE POULAIN (2001)

Qui n’a pas craqué pour Amélie, cette Parisienne timide qui multiplie les artifices et les détours dans le but de dévoiler sa flamme à un employé de sex-shop? Impossible de regarder ce film sans s’accrocher un sourire au visage.

QUAND J’ÉTAIS CHANTEUR (2006)

La rencontre entre un chanteur de bal dans la cinquantaine «passé date» et une jeune agente d’immeubles paumée. Gérard Depardieu et Cécile de France forment un couple aussi improbable qu’attachant.

UN LONG DIMANCHE DE FIANÇAILLES (2004)

Le duo Tautou-Jeunet frappe encore dans ce long-métrage dans lequel une jeune femme refuse d’avouer que son fiancé a péri à la guerre et met tout en oeuvre pour le retrouver, envers et contre tous. Une finale émouvante par sa sobriété.

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