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Que Dieu nous accommode - Hérouxville portée au grand écran
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Hérouxville et son code de vie, vedettes d'un long métrage

QUE DIEU NOUS ACCOMMODE

Hérouxville portée au grand écran

Michelle Coudé-Lord
Le Journal de Montréal
03-02-2009 | 10h26

Que Dieu nous accommode, voilà le titre du film qui vient d'être réalisé sur le petit village d'Hérouxville et son code de vie avec, pour toile de fond, la Commission Bouchard-Taylor.

À la tête de ce projet, on retrouve le réalisateur Paul Lapointe de la boîte de production Érézi. Ce film de 95 minutes sur Hérouxville et la Commission Bouchard-Taylor devrait être présenté en salle dans quelques mois.

«Au début, nous ne voulions parler que de la Commission, mais les gens d'Hérouxville et leurs convictions nous ont amenés à les inclure dans ce projet de film» explique le producteur.

M. Lapointe dit avoir rencontré des gens aux convictions profondes et non nécessairement «rétrogrades et xénophobes» tient-il à préciser.

Comme le film n'a pas été financé par les institutions publiques, le producteur a dû en assumer seul les frais avec la collaboration de plusieurs artisans. «Au début, on croyait pouvoir le produire pour la télévision, mais aucun diffuseur ne s'est montré intéressé.»

«Radio-Canada nous a répondu que leurs reporters avaient traité abondamment du sujet sur les ondes de RDI», raconte M. Lapointe.

Le film devrait être en salle l'automne prochain.

Fierté

Dans la petite municipalité, André Drouin, l'homme qui est devenu la voix de son village, se dit très fier de voir qu'on parlera au cinéma des convictions de son monde.

«Nous sommes toujours fiers de ce que nous sommes et plusieurs partageaient le même point de vue, mais n'osaient pas le dire publiquement» affirme-t-il encore aujourd'hui.

Il ajoute qu'un producteur allemand s'est montré aussi intéressé par le petit village de moins de 1300 personnes... «car il y en a deux qui sont mortes cette semaine», tient-il à préciser.

On se souviendra que cette municipalité de la Mauricie s'est faite connaître en adoptant, en janvier 2007, un code de vie qui incitait les immigrants à respecter des règles afin qu'ils s'adaptent mieux à nos coutumes. Le port du voile a ainsi été banni à Hérouxville.

Étude surprenante

Or, un étudiant au doctorat de l'Université du Québec à Trois- Rivières, Stéphane Perreault, a analysé la réaction du public en regard du code de vie d'Hérouxville par l'entremise des 1632 courriels reçus durant les deux semaines de gros tapage médiatique.

Ainsi de façon surprenante, 83 % des gens se disaient en faveur d'un tel code de vie. Plus de 60% des messages provenaient d'hommes.

Résultats qui furent présentés aux gens d'Hérouxville la semaine dernière.

«Notre film aborde les choses avec philosophie et respect. Ces gens-là ne sont pas seuls» conclut le producteur Paul Lapointe.

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