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Palace pour chiens - Les bêtes mènent le bal
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PALACE POUR CHIENS

Les bêtes mènent le bal

par Maxime Demers
Le Journal de Montréal
18-01-2009 | 04h00
On dit souvent que les enfants et les animaux sont ceux qui sont les plus difficiles à diriger au cinéma. Si cela est vraiment vrai, on n’aurait pas aimé être dans les souliers du réalisateur Thor Freudenthal sur le plateau de tournage de la comédie Hotel for Dogs…

Inspiré d’un livre pour enfants du même titre de Lois Duncan, Hotel for Dogs (Palace pour chiens en version française) met en effet en scène quelques enfants et préadolescents, mais surtout une bonne quarantaine de chiens de toutes les couleurs et toutes les grosseurs.

Le film raconte l’histoire de deux jeunes adolescents orphelins (Emma Roberts et Jake T. Austin) qui récupèrent des chiens abandonnés ou perdus pour les loger clandestinement (et les dorloter à souhait) dans un vieil hôtel abandonné.

«C’est sûr que pour un premier film, il y avait un certain risque à avoir comme acteurs principaux des enfants et des chiens; c’est toute une entreprise qui m’a semblé chaque jour une vraie course à obstacles!» a admis en riant Thor Freudenthal, un jeune réalisateur issu du milieu de la publicité, lors d’une rencontre de presse la fin de semaine passée à Los Angeles.

On peut facilement imaginer qu’avec autant de chiens dans le décor (une quarantaine pour certaines scènes), le plateau de tournage de Hotel for Dogs devait être plutôt chaotique à certains moments.

«Mais le truc, c’était d’organiser ce chaos autant que possible», souligne Freudenthal.

«Avec les chiens, on ne peut pas arriver sur le plateau de tournage et décider de faire tout simplement rouler la caméra pour voir ce qu’ils vont faire parce qu’en travaillant ainsi, on n’obtient absolument rien. Il n’y a pas d’improvisation possible avec eux.

C’est sûr qu’il y a eu aussi à l’occasion quelques moments spontanés comiques de leur part qu’on a eu la chance de filmer, par exemple un chien qui saute sur la table.

ÉQUIPES DE DRESSEURS

«On a aussi souvent filmé pendant des heures les chiens en attendant une petite étincelle dans leur regard ou leur expression faciale. Parce que c’était important pour moi de ne pas tricher en manipulant leurs expressions de façon digitale. Je préférais être patient et capter chez eux de vraies émotions pour qu’on sente qu’ils ont des sentiments.

«Mais en général, il faut beaucoup de patience et d’organisation pour travailler avec des chiens.»

Organisation: c’était donc le mot d’ordre sur le plateau de Hotel for Dogs.

«Les chiens étaient séparés en plusieurs petites équipes et chaque équipe avait deux dresseurs qui devaient préparer les bêtes pour leurs scènes», explique le dresseur en chef Mark Forbes, un des entraîneurs d’animaux les plus réputés à Hollywood.

COÏNCIDENCE CANINE

Curieux hasard: Hotel for Dogs est le second film mettant en vedette des chiens à prendre l’affiche en l’espace de quelques semaines – après Marley and Me, qui met en vedette Jennifer Aniston et Owen Wilson et qui est sorti au début janvier.

«C’est une drôle de coïncidence, en effet», constate Freudenthal. «Mais quand on a commencé à tourner notre film, on n’avait jamais entendu parler de Marley and Me. Ce sont deux films très différents. Ce qu’on m’a dit – je ne l’ai pas vu –, c’est que Marley and Me est une comédie romantique qui parle d’un chien qui a un effet thérapeutique sur un couple.

Notre film à nous est sur des enfants qui prennent leur destin en main en venant en aide à des chiens orphelins.»

Hotel for Dogs (Palace pour chiens) a pris l’affiche hier.

Notes de tournage

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  • Le choix des acteurs est une des étapes les plus importantes de la préparation d’un film. Pour Hotel for Dogs, Thor Freudenthal a dû faire la même chose… avec des chiens! «Je ne suis pas un grand connaisseur de chiens et je n’étais pas familier avec les différentes races qui existent, mais je savais que je voulais avoir une variété de couleurs et de grosseurs, explique-t-il. Je voulais jouer sur les contrastes. Je trouvais ça drôle, par exemple, d’avoir un petit Boston avec un gros Mastiff. C’est un duo comique classique à la Laurel et Hardy. Je cherchais aussi des chiens qui avaient une personnalité. Ceux qui n’en avaient pas, je les ai éliminés d’emblée.»

  • Combien de chiens y a-t-il en tout dans Hotel for Dogs? «Beaucoup! lance Freudenthal en riant. Pour moi, plus il y en avait, le mieux c’était, admet-il. Dans certaines scènes, on en avait une quarantaine!»

  • Emma Roberts (qui est soit dit en passant la nièce de Julia Roberts) et Jake T. Austin, les deux jeunes acteurs principaux de Hotel for Dogs, ont adoré avoir comme partenaires de jeu une quarantaine d’acteurs poilus à quatre pattes.

    «Passer quatre mois avec ces chiens tous les jours, c’était super, lance Emma Roberts. J’ai toujours adoré les chiens et je me suis beaucoup attachée à certains d’entre eux pendant le tournage.»

    «Cela dit, il y en a qui étaient plus faciles que d’autres à côtoyer, ajoute Jake T. Austin. Buster (le bouledogue), par exemple, n’était pas très coopératif. Certains jours, il ne voulait rien savoir… et il ne sentait pas très bon!!!»

  • Lisa Kudrow, qui joue le rôle de la mère adoptive des deux jeunes enfants (une mère peu exemplaire, soit dit en passant), s’est dite impressionnée par le professionnalisme des deux jeunes vedettes du film (Emma Roberts et Jake T. Austin).

    «Je dirais même qu’ils sont plus professionnels que moi! lance-t-elle en riant. Ils sont très disciplinés, connaissent très bien leurs répliques et ils ont beaucoup de patience. Je ne m’attendais pas à cela…»

  • Lisa Kudrow a eu du mal à dissimuler son exaspération quand une journaliste américaine lui a demandé une fois de plus s’il y aurait un jour des retrouvailles de la bande de Friends:

    «Il n’y a absolument aucun développement dans ce sens», a dit sèchement l’actrice de 45 ans, qui a prêté ses traits à l’excentrique Phoebe Buffay dans la mythique série. Il faut savoir que depuis la fin de Friends, en 2004, les médias et journalistes américains n’ont cessé de spéculer sur un retour en ondes de l’émission ou encore une adaptation pour le grand écran.

(Notre journaliste était l’invité de Paramount Pictures.)
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