OSCAR ET LA DAME ROSEL'oeuvre d'Éric-Emmanuel Schmitt retenue par la SODEC Claude Giguère 23-12-2008 | 11h05
Le drame Oscar et la Dame rose, d'Éric- Emmanuel Schmitt, fait partie des projets retenus pour un financement de la SODEC et sera porté à l'écran dans le cadre d'une coproduction Canada-France- Belgique. La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a annoncé hier que 37 projets de film ou de documentaire ont été choisis et recevront du financement provenant de ses programmes de soutien au cinéma québécois. Oscar et la Dame rose fait partie des projets retenus. Au Québec, c'est Cinémaginaire (L'Âge des ténèbres) qui est coproducteur de l'oeuvre, réalisée par son auteur, Éric-Emmanuel Schmitt. Le tournage, en Europe, est déjà terminé. «Au Québec, il y a huit jours de tournage prévus en janvier», explique Denise Robert, présidente de Cinémaginaire. La productrice avait auparavant tenté d'acheter les droits d'Oscar et la Dame rose, mais Schmitt ne se disait pas prêt. Depuis, Pan-Européenne a réussi à le convaincre et Cinémaginaire s'est greffé à titre de coproducteur minoritaire. «Nous avons réussi à les convaincre de venir tourner ici et la postproduction sonore sera aussi faite au Québec», ajoute Mme Robert. Des comédiens québécois?Oscar et la Dame rose a été publié par Schmitt en 2002. On y raconte l'histoire d'Oscar, un jeune atteint de leucémie qui vit ses derniers jours à l'hôpital. Il y fait la rencontre de Mamie-Rose, une dame avec qui il développe une relation très intense. Elle le convainc de vivre chacun de ses derniers jours comme s'ils comptaient pour dix ans et le visite quotidiennement, alors qu'il écrit chaque fois une lettre à Dieu pour raconter ses derniers moments. Dans la version cinématographique de l'oeuvre, c'est la comédienne française Michèle Laroque qui va interpréter la dame rose. On l'a vue précédemment dans les films La Maison du bonheur, Ma vie en rose, L'Anniversaire, Pédale dure, Le Placard et La Crise. Des comédiens québécois participeront aussi au tournage, en janvier, mais il n'a pas été possible de savoir dans quelle mesure. «Il n'y a pas de petits rôles dans un film», se contente de dire Denise Robert. Oscar et la Dame rose a déjà fait l'objet d'adaptations théâtrales. Au Québec, l'an dernier, c'est Rita Lafontaine qui interprétait l'héroïne de l'oeuvre de Schmitt. Face aux difficultés auxquelles font face les producteurs pour obtenir du financement, l'avenir se trouve du côté des coproductions, croit Denise Robert, mais les accords entre les pays auraient intérêt à être revus. «Je fais des coproductions depuis longtemps, il n'y a pas de doute que c'est la voie d'avenir. Mais les ententes entre les gouvernements sont désuètes et doivent être modernisées. Les éléments reliés aux effets spéciaux ou à la production sonore, par exemple, ne sont pas reconnus comme des éléments créatifs dans le cadre de ces ententes qui datent des années 1960 ou 1970». En 2007-2008, les interventions financières de la SODEC dans le cadre de ses programmes généraux de soutien au cinéma et aux productions télévisuelles s'élevaient à 33 803 141$. |