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5150, rue des Ormes - Tessier et Senécal encore réunis
© LE JOURNAL – MARTIN BOUFFARD
Le réalisateur Éric Tessier (Sur le seuil) donne ses directives à l’acteur Marc-André Grondin, sous l’oeil de Normand D’Amour, sur le plateau de tournage du film 5150, rue des Ormes.

5150, RUE DES ORMES

Tessier et Senécal encore réunis

Maxime Demers
Le Journal de Montréal
25-11-2008 | 17h00

Plus de cinq ans après leur première collaboration (le thriller Sur le seuil, sorti en 2003), le réalisateur Éric Tessier et l'auteur Patrick Senécal refont équipe pour 5150, rue des Ormes, un autre thriller adapté d'un roman de Senécal.

«On a commencé à travailler sur l'adaptation de 5150, rue des Ormes tout de suite après le tournage de Sur le seuil», explique Éric Tessier, rencontré hier sur le plateau de tournage du film, dans un entrepôt de Saint-Hubert.

«Ce qui a été long, c'est la scénarisation. C'est un roman très difficile à adapter. C'est un huis clos, il est écrit à la troisième personne et il y a plusieurs histoires et courbes dramatiques en même temps, donc on finissait par se perdre. On a dû écrire au moins 25 ou 30 versions du scénario!»

5150, rue des Ormes est le tout premier roman de Patrick Senécal, auteur de Sur le seuil et, aussi, du Vide, Aliss et des Sept Jours du talion -dont une adaptation réalisée par Podz est aussi présentement en tournage. Comme pour Sur le seuil et Les Sept Jours du talion, c'est Senécal lui-même qui a écrit le scénario de l'adaptation.

«5150, rue des Ormes est la troisième adaptation d'un de mes romans que je fais et je dois avouer que ç'a été la plus difficile à écrire, confirme Senécal. Ç'a pris quatre ans et demi et ç'a été quatre ans et demi de gossage."

Produit par Cirrus Communications (C.R.A.Z.Y., Le Banquet) avec un budget de 4,3 millions $, 5150... met en vedette Normand D'Amour, Marc-André Grondin, Sonia Vachon et Mylène Saint-Sauveur.

Retour de Grondin

5150, rue des Ormes raconte donc l'histoire de Yannick Bérubé, un jeune homme (Marc-André Grondin) qui, à la suite d'une chute en vélo, va demander de l'aide à la mauvaise adresse: le 5150, rue des Ormes. Cette maison anodine située au bout d'une petite rue tranquille abrite les Beaulieu, une famille inquiétante menée d'une main de fer par Jacques Beaulieu (Normand D'Amour), un chauffeur de taxi qui se change en justicier violent la nuit.

«Jacques, c'est un genre de Dexter, souligne Normand D'Amour. Le jour, il est chauffeur de taxi et la nuit, il tue les non- Justes, c'est-à-dire les pédophiles et les violeurs. Yannick n'en est pas un, mais il a eu la malchance de sonner à la mauvaise porte et d'en avoir trop vu...»

Pour Marc-André Grondin, c'est son premier tournage au Québec depuis La Belle Bête, il y a trois ans. On sait que l'acteur de C.R.A.Z.Y. vient de tourner coup sur coup trois films en France, dont la comédie Bouquet final, dans laquelle il donne la réplique à nul autre que Gérard Depardieu.

«C'est l'fun de revenir tourner chez nous, même si je me fais un peu péter la gueule dans le film par Normand (D'Amour)!» lance Grondin en riant.

«Ça fait du bien de travailler avec une équipe québécoise. J'ai grandi sur des plateaux québécois, alors il y a quelque chose de rassurant là-dedans.»

5150, rue des Ormes est en tournage jusqu'au 11 décembre. Le film prendra l'affiche en 2009.

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