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Documentaires de l'ONF - Cinq grandes primeurs

DOCUMENTAIRES DE L'ONF

Cinq grandes primeurs

Julie Roy
Le Journal de Montréal
09-11-2008 | 17h00
À l’occasion des Rencontres internationales du documentaire (RIDM), le plus grand rendez-vous pour les amateurs de ce type à Montréal, l’ONF annonce qu’il présentera cinq grandes primeurs qui racontent des histoires humaines d’ici et d’ailleurs.

« Nous avons cinq productions de l’ONF qui n’ont jamais été présentées au public d’ici », mentionne Marie- Claude Lamoureux, responsable médias à l’ONF. Ces documentaires sont des oeuvres qui, selon Mme Lamoureux, ont pris le temps d’être produites. « Les réalisateurs ont pris le temps de créer des liens. Tu ne peux pas arriver et débarquer comme cela dans une cuisine, il faut du temps. »

C’est le cas de La Bataille de Rabaska. Pendant quatre ans, les réalisateurs montréalais Martin Duckworth et Magnus Isacsson ont suivi cette bataille de citoyens contre le projet d’implantation d’un port méthanier en face de l’île d’Orléans. On connaît déjà la fin de l’histoire, le projet a obtenu l’aval du gouvernement. Malgré tout, pour les citoyens, l’espoir demeure, car la construction s’achèvera seulement dans deux ans. Le film sera présenté en primeur mondiale le 15 novembre. Par la suite, il devrait sortir en salle dès le 5 décembre.

LA VRAIE HISTOIRE DE CAP TOURMENTE

Près de 15 années après avoir réalisé le film Cap Tourmente, qui met en vedette Roy Dupuis et Élise Guilbault, le réalisateur, Michel Langlois a bouclé la boucle de cette histoire en racontant la vraie histoire des personnes qui lui ont inspiré sa fiction.

Les membres de la famille Desgagnés, qui tiennent une auberge à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix, ont ouvert leur coeur au réalisateur, lui permettant ainsi de créer le documentaire Mère et Monde. Un conseil pour bien apprécier le documentaire, voyez le film de fiction avant. La première nord-américaine aura lieu le 13 novembre.

APRÈS LA MORT, L’ESPOIR

Quoi de plus tragique que d’enterrer son enfant, encore plus lorsqu’il s’agit de son fils unique. C’est l’histoire que raconte Philippe Baylaucq dans Le Magicien de Kaboul. Pour prolonger la mémoire de son fils tué lors des attentats du 11 septembre, Haruhiro Shiratori, un restaurateur japonais, décide de venir en aide au peuple afghan pour que se termine ce cycle de violence. La présentation de ce film en primeur mondiale sera également accompagnée d’une collecte de fonds.

L’ART DE RUE

Une autre première mondiale, le documentaire Roasworth : Franchir la ligne, réalisé par Alan Kohl. Durant trois ans, Peter Gibson, un artiste du pochoir montréalais, a pris d’assaut les rues pour faire découvrir au monde un art unique. Mais ses oeuvres ne plaisent pas à tout le monde, si bien qu’il est poursuivi par la Ville de Montréal pour une somme de 250 000 $ pour méfaits publics. L’artiste défend son oeuvre bec et ongles et soulève la question : à qui appartient l’espace public ?

LA RÉUNIFICATION

Le réalisateur Min Sook dévoile la dure réalité de millions de personnes qui ont été séparées lors de la guerre de Corée, en 1950. Son documentaire, Tiger Spirit, raconte l’histoire de gens ordinaires qui se sont réunis après une longue séparation.

Pour connaître la programmation complète, vous pouvez consulter le site Internet de l’ONF au www.onf.ca.

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