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Au grand écran - Dernier tour de piste pour Rent
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Rent

AU GRAND ÉCRAN

Dernier tour de piste pour Rent

par Bruno Lapointe
Le Journal de Montréal
20-09-2008 | 17h00

Une page d’histoire musicale a récemment été tournée avec la dernière représentation de Rent sur Broadway. Après 12 années de représentations, le rideau est tombé sur l’oeuvre de Jonathan Larson.

Mais des présentations supplémentaires de la comédie musicale sont désormais offertes... sur les écrans de cinéma du Québec.

C’est le 7 septembre que la troupe de Rent a livré son dernier refrain et fait ses dernières steppettes.

Mais Mark, Roger, Mimi, Maureen, Angel, Joanne, Benny et Collins n’ont pas dit leur dernier mot. Et ils n’ont pas chanté leur dernière ligne. Les personnages de Rent entrent en prolongation pour quatre nouvelles représentations dans les cinémas du Québec.

Lors de la dernière représentation de la troupe au David Nederlander Theatre, rue Broadway à New York, une captation vidéo a immortalisé la performance. Elle sera présentée à quatre reprises dans une poignée de cinémas de la province.

D’ACTUALITÉ, HIER ET AUJOURD’HUI

Force est de constater que le propos de l’auteur Jonathan Larson est toujours aussi actuel aujourd’hui que lors des premiers balbutiements de Rent, en 1996. Percutante et pertinente comme jamais, l’oeuvre risque tout de même d’être moins choquante qu’à l’origine.

La comédie musicale suit le quotidien de sept amis à New York, citoyens de l’Alphabet City. À l’approche de Noël, leur vie sera bouleversée par la pauvreté, la drogue et le sida, fléau impardonnable qui était celui de l’heure à l’époque de la création.

D’abord, il y a Mark et Roger. À la veille d’être expulsés de leur loyer, ils s’interrogent sur ce qu’ils laisseront de leur passage sur terre. Pour Roger, la fin pourrait être proche. Atteint du sida, il tente désespérément de s’accrocher à la vie, du moins le temps d’écrire une chanson qui lui survivra.

Mais sa rencontre avec Mimi, une sulfureuse toxicomane aussi atteinte du virus, lui redonnera envie de vivre. Tous ensemble, ils s’agrippent à la vie, trouvant l’espoir à travers la musique et la camaraderie.

BOUSCULER LES CONVENTIONS

À l’époque, la production originale de Rent a bousculé plusieurs conventions. Il s’agissait alors d’une des rares comédies musicales à mettre en scène des personnages ouvertement gais et lesbiens.

Et aborder aussi ouvertement des thèmes comme le sida n’a laissé personne de glace. Le public québécois, qui a eu droit à une version française sur scène en 2004, avec entre autres Marie-Mai Bouchard et Jean-François Bastien, pourra bientôt découvrir la grandeur de Broadway sur les écrans. Du 24 au 28 septembre, en relâche le 26.

Ce n’est tout de même pas la première fois que les personnages de Rent envahissent le grand écran. En 2005, la majorité des interprètes originaux ont participé à l’adaptation cinématographique du phénomène musical.

Le film est devenu en quelque sorte un hommage posthume au créateur Jonathan Larson, décédé la veille de la première représentation scénique, emporté par un anévrisme aortique.

Il était loin de se douter que son oeuvre allait lui survivre pendant plus d’une décennie, récoltant un prix Pulitzer et de nombreux Tony Awards.

Les cinémas participants de Montréal et des environs:

  • AMC Forum 22
  • Colisée Kirkland
  • Colossus Laval
  • Quartier Dix/30
  • Marché Central
  • Guzzo Taschereau
  • Quartier latin
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