RENCONTRE AVEC FRANCK DUBOSCDidier Travolta à QuébecPierre O. Nadeau Le Journal de Québec 16-09-2008 | 13h25
«On n'a pas voulu en faire une parodie du disco ni verser dans le grotesque», insiste l'homme aux yeux aussi bleus que ceux d'Emmanuelle Béart, qui lui sert de partenaire dans ce film surprenant qui fait même surgir Gérard Depardieu sous les traits d'un organisateur de concours de danse affublé d'une grosse perruque noire, ronde et bouclée. «Ça n'a pas été facile de lui faire accepter le déguisement», lance en riant le comédien, qui partage sa carrière en France entre le cinéma et la scène. On l'a vu aux côtés de Stéphane Rousseau dans le film Astérix aux Jeux olympiques. L'humoriste a fait plusieurs apparitions au Festival Juste pour rire de Montréal, mais il n'a pas encore affronté le public de Québec. Il promet d'y remédier avec son troisième spectacle, Il était une fois Franck Dubosc, qu'il entend promener aux quatre coins du Québec. Au cinéma, on l'a vu aussi dans la comédie à succès Camping, dont il nous promet une suite pour 2010. En poursuivant l'écriture de ce film, il fait la promotion de Disco. Il éclate de rire lorsqu'on lui demande la différence entre tourner avec Emmanuelle Béart et Stéphane Rousseau (devenu un ami). «Disons que c'était plus excitant de tourner avec Emmanuelle Béart. En revanche, je préfère aller prendre un verre avec Stéphane Rousseau.» Franck Dubosc, alias Frankie, raconte avoir été intimidé lors de sa première rencontre avec Emmanuelle Béart et, surtout, lors de la première scène qui l'amenait, dans une chorégraphie dansée, à la soulever en lui prenant les fesses avec ses deux mains. «Elle a été d'une grande humilité, ce qui est tout à son honneur», précise celui qui devient Didier Travolta dans le film Disco, dont il a eu lui-même l'idée. L'histoireL'histoire est celle d'un homme désargenté dans la quarantaine qui, pour pouvoir s'offrir de vraies vacances avec son fils qui vit avec sa mère à l'étranger, décide de relancer sa carrière de danseur disco en participant à un grand concours qui offre justement au gagnant un voyage pour deux en Australie. Les clichés s'enchaînent et la saveur prend un goût quétaine de rose bonbon, reconnaît le comédien principal. «Il faut voir ça comme un clin d'oeil au disco à travers une belle histoire de tendresse entre deux personnages aux tempéraments aussi opposés», précise-t-il, en référence à la relation particulière qui se développe entre Didier Travolta et sa professeure de danse, une femme d'allure sophistiquée qui se passionne plutôt pour la danse classique. Dans le numéro final, Didier Travolta et ses deux covedettes tentent d'imiter l'original dans une chorégraphie qui a réclamé trois mois de répétitions à raisons de six heures par jour. Malgré tous ces efforts, le Travolta français reconnaît qu'il n'égale pas son idole de jeunesse. Au public d'en juger dans le film Disco, qui sortira en salles le 26 septembre. |