DISCODubosc dans ce qu’il fait de mieux, la comédieMarc-André Boivin 15-09-2008 | 19h42
«Nous nous sommes rencontrés Fabien et moi et avons écrit Camping ensemble. Dans le film, il y avait une scène où je dansais et je lui ai alors parlé des concours de disco auxquels j’avais participé dans ma jeunesse, concours que je n’avais par contre pas gagnés. Puis il m’a tout de suite dit que si je pouvais écrire quelque chose là-dessus, il serait intéressé par le projet», explique l’acteur et humoriste. On y retrouve Didier Travolta (Franck Dubosc), un éternel petit garçon, loser à souhait qui habite toujours chez sa maman au Havre, mais qui veut faire plaisir à son fils vivant en Angleterre et lui offrir des vacances. N’ayant pas les moyens de lui payer quelque voyage que ce soit, M. Travolta décide, à 40 ans, de renouer avec les concours de Disco qui l’avaient rendu célèbre dans les années 1970 en compagnie de son groupe les Bee Kings. La boîte de nuit le Gin Fizz, tenue par son copain Jackson (Gérard Depardieu), tient un concours où le vainqueur s’envolera pour l’Australie avec la personne de son choix. «On s’attend à ce que soit la grosse comédie à sketchs, mais plusieurs ont été surpris par le côté comédie romantique et le côté tendre du film», affirme Dubosc dont le sympathique personnage aurait pu être invité à un dîner de cons. Ce dernier soutient qu’au départ, il ne savait pas trop si l’action allait se dérouler à l’époque actuelle ou encore si on allait tenter un retour dans les années 1970. «Nous avons décidé de le mettre à notre sauce à nous, aujourd’hui. C’est le choix des chansons qui a toutefois été le plus difficile à faire. Premièrement parce que ça coûte une fortune en droits et en autorisations, mais aussi parce qu’il y a tellement de souvenirs. Tous les jours, quelqu’un arrivait avec des disques pour que nous les écoutions. Nous en avons bouffé du disco», confie-t-il. Si le choix de la musique a été dur, l’entraînement n’a pas été, lui non plus, de tout repos. «Nous avons fait six heures de danse tous les jours, cinq jours sur sept, pendant trois mois. Trois heures avec les garçons le matin et trois heures avec Emmanuelle Béart en après-midi. Disons que je prenais une douche avant la séance de l’après-midi», lance-t-il en riant. Faut le voir tenter d’entrer dans ses jeans durant le film. Hilarant. Plus ils sont serrés, plus c’est disco dit M. Travolta. Sans oublier les habits taillés sur mesure pour la grande scène finale. De toute beauté. «Nous avions essayé les costumes avant de débuter les cours de danse. Mais à six heures d’entraînement par jour, nous avons tous maigri. Ils ont dû reprendre les costumes à trois reprises», poursuit-il. Succès? Certains diront qu’avec Dubosc, Béart et Depardieu au générique, le film n’a peut-être pas connu le succès qu’on aurait voulu qu’il ait, mais Franck Dubosc, lui, croit tout le contraire. «Il y avait les Ch’tis en même temps, il est normal que nous n’ayons pas fait 20 millions d’entrées. Il ne faut pas oublier non plus que c’était le troisième film français à sortir en salles. Si on nous avait dit, en l’écrivant, que nous ferions 2,5 millions, on l’aurait pris avec plaisir. C’est un beau score dans une telle tempête. Ce n’est peut-être pas le succès auquel certains s’attendaient parce que plus de cinq millions de personnes avaient vu Camping», souligne-t-il. Prévisible, Disco n’est pas le film de l’année, on en convient. N’empêche, le rire est au rendez-vous et ne serait ce que pour Franck Dubosc, ça vaut le détour. Une chose est certaine, ceux qui aiment la comédie y trouveront leur compte. |