BLINDNESSDe la grande visite pour un petit tapis rougeBruno Lapointe Le Journal de Montréal 09-09-2008 | 09h38
Vingt-quatre heures avant Montréal, c'était au tour du Festival international du film de Toronto d'accueillir le film Blindness. De son propre aveu, le réalisateur Fernando Meirelles flottait encore sur un nuage. «Je ne devrais pas revoir le film durant une autre décennie afin de garder intact le souvenir de Toronto», dit-il en rigolant. «Jusqu'à maintenant, on a été très chanceux. Les gens se laissent toucher par notre film et c'est la raison pour laquelle nous continuons d'en faire», continue-t-il sur une note plus sérieuse. Plus modeste à MontréalMais le modeste tapis rouge déroulé hier soir, rue Bleury, n'avait rien de comparable aux événements créés à Toronto et à Cannes. «C'était sur réaliste. Ça a dû nous prendre 20 minutes pour faire quelques pas sur le tapis rouge», se souvient Don McKellar, qui signe le scénario adapté du roman de Jose Saramago, en plus d'y tenir un rôle. Dans Blindness, une mystérieuse épidémie rend les gens d'une ville aveugle, sans explication médicale. Les victimes sont envoyées en quarantaine à l'écart de la population, mais une d'entre elles n'est pas réellement aveugle. Gardant sa vue un secret, elle tentera de guider son mari dans le chaos. L'arrivée de Blindness à Montréal un mois avant sa sortie était en fait l'initiative du producteur Niv Fichman. Fort du succès de la première de Soie l'an dernier à la Place des Arts, il a tenu à recréer l'expérience. «Ça a beau être un tapis rouge moins long en distance, il est rempli d'émotion pour nous. Et de savoir que plusieurs de nos amis et de notre famille viennent d'ici, c'est d'autant plus spécial pour nous», confie-t-il.
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