CAS ROBERGEL'amitié au masculinBruno Lapointe Le Journal de Montréal 09-08-2008 | 05h00
Trop souvent, l’amitié se conjugue au féminin pluriel sur les écrans. L’arrivée des quatre filles de Sex and the City sur nos écrans en mai dernier n’est qu’un des nombreux exemples à citer à ce chapitre. Mais les personnages du Cas Roberge ne sont pas nécessairement habités par les mêmes passions. Ne leur parlez pas de Manolo ou des cosmopolitains… «Certains font des parallèles, c’est certain. Les thèmes sont tout de même bien différents: alors que dans Sex and the City les quêtes sont plus personnelles, les nôtres sont probablement plus d’ordre professionnel», remarque Jean-Michel Dufaux, qui partage l’écran avec Stéphane E. Roy, Benoît Roberge et Sébastien Benoit. À LIRE AUSSI
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UN FILM, PLUSIEURS QUÊTES Ça, c’était l’idée de départ. Au tout début, les grandes lignes du projet tournaient autour du personnage de Benoit Roberge et de sa quête de reconnaissance. Constamment en questionnement sur son emploi et sa situation amoureuse, il navigue en pleine angoisse et insécurité. Mais au fur et à mesure que le travail progressé, on a remarqué que le point central du film a dévié. Il semble que les relations amicales unissant les quatre protagonistes ont vite pris le dessus. «Au départ, on ne le voyait pas aussi clairement. Mais ça démontre réellement ce qui se passe dans la vie, comment c’est d’être quatre amis qui sont capables de se dire la vérité», souligne Benoît Roberge. Résultat? Une incursion dans un univers masculin qui pourra en éclairer plus d’une. «Les filles sont souvent découragées par nous, les gars. Mais on est décourageants! Ça ne fait pas longtemps qu’on est sortis de la caverne», rigole Jean-Michel Dufaux. AMITIÉ VÉRITABLE Toute cette amitié qui est présentée l’écran n’a rien de fabriqué. Sébastien Benoit, Jean-Michel Dufaux, Stéphane E. Roy et Benoit Roberge sont réellement copains, de vrais chums, même. Réunis pour faire la promotion de leur film, ils font montre d’une réelle camaraderie. «Il y a quelques semaines, on s’est loué une maison au New Jersey ensemble. Mais Stéphane E. Roy n’a pas pu venir, il est le seul qui a une blonde et des enfants, c’était plus compliqué pour lui», confie Sébastien Benoit. «Tout ce film-là, c’est un trip de gang, et parfois c’est même basé sur des situations réelles qu’on a vécues», explique Stéphane E. Roy. Il faut dire que les quatre complices se connaissent déjà depuis quelques années. Et tout ça, ça se ressent dans le scénario. Leur amitié bien profonde et une connaissance intime leur a permis quelques raccourcis à l’époque de l’écriture du scénario. «Les mots que Benoît Roberge me met en bouche, c’est comme si c’était moi qui les avais écrits, et vice-versa», souligne Stéphane E. Roy. C’est ce qu’on disait: l’amitié se conjugue désormais au masculin pluriel. Et c’est beau à voir. |