CRUISING BARAutopsie d'un film-culteMaxime Demers Le Journal de Montréal 29-06-2008 | 05h00
Le premier Cruising Bar est-il un film-culte comme beaucoup le prétendent depuis quelques semaines? Chose certaine, la comédie de Robert Ménard est un des rares films québécois répondre à plusieurs des critères généraux du cinéma-culte. Voyons voir pourquoi… Bien sûr, Cruising Bar est loin d’avoir toutes les qualités d’un film-culte. Le long métrage mettant en vedette Michel Côté par exemple connu un succès instantané lors de sa sortie en salle, en 1989, ce qui n’est pas le cas des films-cultes les plus célèbres, qui ont pour la plupart trouvé leur public sur le tard. Aussi, même s’il a franchi les générations (un autre critère), Cruising Bar ne compte pas, à ce qu’on sache, parmi ses fans des fanatiques vouant un culte au film. Contrairement à Dans une galaxie près de chez vous, par exemple, il n’y a pas de site Internet de fans dédiés à Cruising Bar. Aussi, contrairement aux sketches des Chick’n Swell, personne au Québec n’organise de soirées où l’on visionne en groupe le film de Robert Ménard… À LIRE
Reste que le premier Cruising Bar est toujours aussi populaire près de 20 ans après sa sortie (autre critère) et, surtout, comprend son lot de répliques célèbres que les gens ont fini par apprendre par coeur au fil des années (encore un critère). Le nouveau film en fera-t-il autant? C’est ce qu’on verra. En attendant, nous nous sommes amusés à relever quelques-unes des répliques les plus connues du premier Cruising Bar. Les voici: «Une douzaine de condoms, s’il vous plaît?» « It’s free, it’s a calmar free…» «Beaudoin!!!!!!!!!» «Soyez donc plus naturel!» «Envoye-la, ta balloune!» «Pense pas trop, tu vas devenir pensue…» «Avez-vous déjà essayé la O’Keefe?» «On n’a rien qu’une vie, alors je me suis dit: Je suis en santé, je ne suis pas mort, lâche pas mon Gérard! » «Le chat a mangé la lalangue?» «Fais de l’air, gros épais!» «Avant, je fumais des non-filtre, pendant trois ans. Mais depuis deux ans, je fume avec filtre.» «Ça se soigne, ta maladie, bite molle!» |