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You Don't Mess with the Zohan - Le drôle de message de paix d’Adam Sandler
© Sony
«J’ai vraiment fait cette cascade, sur le toit d’un taxi filant à 40 km dans les rues de New York», dit fièrement Adam Sandler.

YOU DON'T MESS WITH THE ZOHAN

Le drôle de message de paix d’Adam Sandler

par Daniel Rioux
Le Journal de Montréal
07-06-2008 | 11h30

Ça faisait une dizaine d’années qu’une idée, une parmi tant d’autres, trottait dans l’esprit pour le moins tordu de l’as de l’humour à la limite du bon goût. On parle bien sûr ici d’Adam Sandler, en vedette dans la comédie You Don't Mess with the Zohan (On ne rigole pas avec le Zohan) qui, depuis hier, écorche sur nos écrans les relations entre Juifs et Arabes.

«Tout jeune, dit-il, je vouais une admiration sans borne à l’armée israélienne, mais en même temps, je n’aime pas les conflits.

Cette idée de faire un film sur un expert du Mossad israélien qui fait croire à sa mort parce qu’il en a assez de se battre et qui poursuit son rêve ultime, devenir coiffeur à New York, rejoint le fond de ma pensée. Fini l’hostilité, bonjour la vie.»

Dit comme ça, ça passe bien, mais il faut voir comment Adam Sandler s’y prend dans le film pour porter son message de paix à l’ombre de l’édifice des Nations unies, plus précisément dans un quartier de Brooklyn où les Juifs brassent des affaires d’un côté de la rue et les Arabes de l’autre.

Entouré des acteurs Emmanuelle Chriqui, Rob Schneider et Ido Mosseri, du scénariste Robert Snigel et de son réalisateur Dennis Dugan, la coqueluche de l’humour en bas de la ceinture a défendu ce film dont il est aussi le producteur.

ON SE CALME!

Dès le début de cette conférence de presse, Adam Sandler a dû affronter un barrage de questions soulevées par les propos et attitudes en apparence racistes qui émaillent son film, sans parler des stéréotypes et préjugés dont il coiffe, à parts égales, les camps opposés.

«Vous avez vu le film, donc vous savez qu’il se termine sur une note heureuse et dans la coexistence entre les ethnies, a insisté Sandler. La dernière chose qu’on désire, c’est de se mettre l’auditoire à dos et de blesser les gens. Cela dit, il y aura toujours des individus plus passionnés que d’autres qui seront offusqués.

«Ça me brise le coeur de penser qu’on pourrait offenser des gens et ce n’est pas mon intention. J’ai fait ce film pour le plaisir, pour amuser, et j’écouterai les doléances de tous ceux qui ne sont pas d’accord avec ma manière de faire.»

UN APPUI

L’actrice Emmanuelle Chriqui, née à Montréal, élevée à Toronto mais de souche marocaine, est venue appuyer les propos de Sandler. «J’ai du sang du Maroc, de la famille en Israël et je suis donc impliquée dans ce qu’on perçoit comme une controverse.

Or, j’ai vu nombre de scénarios opposant Juifs et Arabes auxquels je n’aurais jamais touché parce qu’il y avait de la haine. Celui-ci, au contraire, non seulement fait-il rire mais il dit que la coexistence est possible.»

Elle raconte que du début jusqu’à la fin du tournage, tout le monde sur le plateau a partagé une table où on mangeait. «On l’a surnommée la table de la paix et cette aventure entre acteurs juifs et arabes s’est terminée

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