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Mouton noir de l'édition - Michel Brûlé jouera dans son premier film
© Photo d'archives Journal de Montréal
L'éditeur Michel Brûlé

MOUTON NOIR DE L'ÉDITION

Michel Brûlé jouera dans son premier film

Claudia Larochelle
Le Journal de Montréal
23-05-2008 | 14h00
Après avoir révolutionné le monde de l'édition et tenté sa chance dans la chanson, Michel Brûlé s'apprête à tourner son premier long métrage. Luck Mervil, Pierre Brassard, Pierre Falardeau, Benoit Dutrizac, Denis Bouchard et François Avard notamment feront partie de la distribution.

Décidément, rien n'arrête le mouton noir des éditeurs québécois qui réalisera au cours de l'été son premier film, dont il est aussi l'auteur et dans lequel il jouera un des rôles principaux. C'est Mario Chabot, le réalisateur de Méchant party, qui l'assistera à la réalisation.

Michel Brûlé finance lui-même son film, qui nécessitera un budget de 100 000 $. Aucun distributeur n'a encore été trouvé pour cette création qui sera tournée à Montréal, à Québec et dans le comté d'Argenteuil près de Lachute.

Quelques chansons de son premier album, Tu zappes ta vie, paru l'hiver dernier et d'autres de son prochain composeront la bande sonore de son oeuvre cinématographique.

Tomber de haut

Intitulé Caido, qui signifie «tombé» en espagnol, ce long métrage raconte l'histoire de Mathéo (Mathieu Dufresne), une vedette rock qui devient suicidaire après un accident de voiture au cours duquel il perd un avant-bras, un oeil et sa blonde.

Afin de l'aider à reprendre goût à la vie, son gérant (Michel Brûlé) propose de lancer le style pirate qui obtient un succès instantané auprès de milliers de personnes prêtes à se couper le bras et à se crever un oeil pour suivre cette nouvelle et troublante mode.

«C'est une satire de la société occidentale. Ça me fascine de voir à quel point les gens sont prêts à modifier leur corps. Qu'on pense aux tatoos ou à la scarification, pour se différencier des autres», explique Michel Brûlé.

L'enfer Téléfilm

S'il critique l'Occident, celui qui a érigé un buste de Charles de Gaulle devant sa maison d'édition de la rue Saint-Denis en hommage à son célèbre «Vive le Québec libre» de 1967 n'a pas hésité à se priver des subventions de Téléfilm Canada pour produire son film. «L'organisme censure le discours indépendantiste et je me considère comme un dissident de la société canadienne. Le pays est raciste à l'égard des francophones.»

En attendant la sortie de Caido qu'il prévoit pour l'automne, Michel Brûlé rêve de voir sa création adaptée à l'échelle mondiale.

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