Accueil Divertissement
 
 
JDM
Une belle mort - Jean Lapointe de retour au grand écran
© Le Journal - Donald Courchesne
Jean Lapointe a accepté de jouer un des rôles principaux de l’adaptation cinématographique du roman Une belle mort, que doit réaliser Léa Pool.

UNE BELLE MORT

Jean Lapointe de retour au grand écran

Maxime Demers
Le Journal de Montréal
22-04-2008 | 08h32
Jean Lapointe revient au cinéma: le sénateur a accepté de jouer un des rôles principaux dans Une belle mort, adaptation cinématographique du roman de Gil Courtemanche que doit réaliser Léa Pool. Yves Jacques et Hélène Loiselle seront aussi de la distribution, a appris hier Le Journal de Montréal.

Le film, produit par Lyse Lafontaine et Michael Mosca, d'Équinoxe (qui avaient également produit Un dimanche à Kigali, une autre adaptation d'un livre de Courtemanche), est présentement en attente de financement.

Le scénario, coécrit par Courtemanche et Léa Pool, a été déposé aux institutions il y a quelques semaines. Si les réponses sont positives, le long métrage pourrait être tourné d'ici la fin de l'année.

Une belle mort nous emmène au coeur d'un réveillon de Noël familial où André, un homme à l'aube de la soixantaine, assiste avec tristesse à la déchéance de son père, atteint de la maladie de Parkinson. Il n'a jamais aimé cet homme qui a jadis abusé de son pouvoir, mais pourtant il est bouleversé de le voir aujourd'hui si fragile et impuissant.

Yves Jacques a été choisi pour jouer le rôle (principal) d'André - qui est en fait Gil Courtemanche parce que le roman est autobiographique. Jean Lapointe campera quant à lui le père.

«C'est drôle parce que maintenant qu'il est au Sénat, Jean Lapointe a dit à son agent: Je ne joue plus vraiment, à moins que je sois en chaise roulante et que je ne parle pas. Je lui ai dit: Ça tombe bien: c'est exactement ce que j'ai à t'offrir! Il a bien rigolé et il a dit oui», relate Léa Pool (Emporte-moi, Anne Trister, Le Papillon Bleu).

Projets en anglais

Une belle mort marquerait donc le retour de Jean Lapointe dans un rôle principal au cinéma, pour la première depuis Le Dernier Tunnel, en 2004. Depuis qu'il est entré au Sénat, en 2001, le comédien et sénateur de 72 ans s'est fait plus discret autant sur les planches qu'à l'écran.

«Quant à Yves Jacques, je le vois bien là-dedans, souligne Léa Pool. Il fait souvent des rôles de curé, mais il est capable de plus que cela.»

Hélène Loiselle a également accepté l'offre de jouer dans le film, mais tout dépend s'il sera tourné cette année.

Léa Pool, qui lance le 2 mai son nouveau film, Maman est chez le coiffeur, a aussi deux projets en anglais sur lesquels elle planche depuis quelques années: l'adaptation du roman de Nancy Huston Cantique des plaines et Pilgrim, une adaptation d'un roman de l'Ontarien Timothy Findley.

«Ce sont deux projets auxquels je tiens vraiment, mais qui sont très coûteux financièrement (environ 8 millions de dollars) pour un marché (le Québec) où il est difficile de rentabiliser un film en anglais», observe la cinéaste.

haut