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L’Auberge rouge - Quel beau couple...
© Le Journal
Balasko et Clavier travaillent régulièrement ensemble depuis plus de 30 ans.

L’AUBERGE ROUGE

Quel beau couple...

Maxime Demers
Le Journal de Montréal
06-04-2008 | 05h00
Même s’ils ont tourné plus d’une dizaine de films ensemble, Josiane Balasko et Christian Clavier n’avaient jamais joué un couple à l’écran. C’est maintenant chose faite. Et quel couple, en plus…

Balasko et Clavier, qui travaillent régulièrement ensemble depuis plus de 30 ans, incarnent en effet dans L’Auberge rouge le couple de propriétaires d’une sinistre auberge cachée au milieu des montagnes des Pyrénées qui font la peau et les poches des rares visiteurs qui s’aventurent jusque chez eux.

DE PASSAGE

«Après Les Bronzés 3, Christian m’a dit qu’il travaillait sur le remake de L’Auberge rouge et qu’il pensait à moi pour le personnage de Rose», explique Josiane Balasko, qui était de passage à Montréal cette semaine pour présenter le film.

«Comme c’est un personnage qui était joué dans la version originale de 1951 par la mythique Françoise Rosay, alors j’étais très emballée. Et comme en plus le personnage était écrit différemment et que c’est un ton totalement différent, c’était plus facile et je sentais moins de pression sur mes épaules.»

Toujours heureuse de retravailler avec ses anciens complices du Splendid, Josiane Balasko a elle-même suggéré à Clavier de faire appel à leur pote Gérard Jugnot pour le rôle du prêtre dans le film.

«Christian cherchait un acteur pour le rôle du prêtre et souvent, on ne cherche pas près de nous. Je lui ai donc dit: pourquoi pas Gérard? Il le lui a proposé et il a accepté tout de suite.

«C’est toujours bien de tourner avec deux autres membres de l’équipe. On s’amuse beaucoup ensemble, mais ce n’est pas seulement cela le moteur. Le moteur, c’est le travail. Et la complicité. Parce que quand on s’entend bien, ça va plus vite.»

SANS PITIÉ

Les aubergistes que campent Clavier et Balasko dans le film sont des meurtriers sans pitié. Mais les deux comédiens parviennent quand même à les rendre attachants.

«Ils sont horribles, mais ils nous sont quand même un peu plus sympathiques que les voyageurs qui s’arrêtent dans leur auberge qui, eux, sont carrément épouvantables», souligne l’actrice de 57 ans.

«Les voyageurs qui s’arrêtent dans leur auberge représentent l’aristocratie et la noblesse, des gens égocentriques qui n’arrêtent pas de se moquer des uns et des autres. Finalement, notre famille d’aubergistes est beaucoup plus saine qu’eux. Ils s’aiment, eux, au moins…»

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