MARIE-JOSÉE CROZESilence, elle tourne!Maxime Demers Le Journal de Montréal 23-03-2008 | 05h00
Les Français peuvent en effet, depuis cette semaine, voir la Québécoise dans Le Nouveau Protocole, nouveau thriller de Thomas Vincent (Karnaval). La Parisienne d’adoption y campe une jeune altermondialiste qui aide un homme (joué par Clovis Cornillac) à enquêter sur la mort de son fils qui serait reliée à l’utilisation de médicaments expérimentaux par des compagnies pharmaceutiques. Le Dernier Protocole sera probablement encore à l’affiche à la fin avril, quand un autre film mettant en vedette Marie- Josée Croze prendra l’affiche: Deux jours à tuer, nouveau film du réputé cinéaste français Jean Becker (L’Été meurtrier, Les Enfants du marais, Un crime au paradis). Croze y incarne la femme d’un homme dans la quarantaine (campé par Albert Dupontel) qui, malgré une vie en apparence parfaite, saborde tout en un weekend en faisant subitement une croix sur ce qui faisait son bonheur: sa femme, ses enfants, son boulot payant… La sortie de ces deux films arrive à un bon moment pour la carrière française de Marie-Josée Croze qui se portait déjà plutôt bien. Sa performance touchante dans le très beau Le Scaphandre et le Papillon lui a valu des éloges partout dans le monde, comme à l’époque des Invasions barbares, le film qui lui a permis de rafler un prix d’interprétation à Cannes et de se faire une place dans le milieu du cinéma français. Aussi, elle vient de décrocher un autre rôle dans un film important qui sera tourné bientôt PORTRAIT DANS PARIS MATCH À l’occasion de la sortie du Nouveau Protocole et de Deux jours à tuer, le magazine Paris Match consacre dans son édition de cette semaine deux pages à un portrait de Marie-Josée Croze. L’actrice québécoise y parle des deux films, de sa carrière, mais aussi de son «enfance difficile».
«J’avais été abandonnée par ma mère, j’ai dû trouver ma place dans une famille modeste. Mon père buvait, on était très nombreux à la maison. J’ai connu des moments difficiles. Mais au final, je n’ai plus peur de grand-chose. L’humour est un excellent palliatif!» Plus loin dans l’entrevue, la journaliste du Match lui demande s’il est impensable de devenir mère quand on a été abandonnée par la sienne. «À ce jour, je n’ai pas de réponse, répond la comédienne. Je ne suis ni dans le manque, ni dans la frustration. Le hasard a toujours conditionné ma vie. Pour l’instant, l’enfant n’est pas à l’ordre du jour et je ne veux rien programmer.» |