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LES DUBBING BROTHERS

La Mecque du doublage

Marie-Joëlle Parent
Le Journal de Montréal
20-02-2008 | 11h48
Dubbing Brothers, c'est La Mecque du doublage en France depuis 10 ans. Avec les dimensions d'une usine, on est loin des «maisons de doublage» de Montréal.

La majorité des versions françaises de vos films préférés provient de ces lieux situés en banlieue de Paris.

L'immense studio emploie 150 personnes et traite 41% de tous les films doublés en France, dont 90% sont américains. Ils ont aussi des antennes à Bruxelles, Rome, Los Angeles et Munich.

Leur banque de clients comprend presque tous les studios américains: Sony Warner, Universal, Paramount et Disney, avec qui ils sont partenaires en France.

Les studios sont immenses, ça grouille comme dans une fourmilière. On peut y croiser des acteurs comme Jean Reno, Gérard Depardieu, Sophie Marceau et la star du doublage français Richard Darbois.

Certains des studios d'enregistrement sont aussi grands que des salles de cinéma.

Des pionniers

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Comment sont-ils devenus les pionniers? «On a été la première entreprise française à offrir tous les services de production regroupés sur un même site. Le doublage, le mixage, la traduction des génériques, le labo de copies, tout», explique Mathieu Taieb, directeur, tout en nous faisant visiter les lieux.

En 10 ans, les conditions de travail ont changé avec la nouvelle menace du piratage.

Tous les employés signent des lettres de confidentialité pour ne pas dévoiler le contenu des films.

Les copies de travail sont aussi de plus en plus protégées. Pour Star Wars, l'écran était noir, sauf pour une ouverture sur la bouche des personnages.

Les délais de travail sont quant à eux devenus plus courts, puisque les distributeurs essaient de sortir les films la même date partout sur la planète.

«En studio, le son et l'image sont maintenant des fichiers (et non des bobines) localisés dans une salle de serveurs qui n'est pas accessible de l'extérieur. Plus le projet est sensible à la piraterie, plus on réduit les éléments physiques», conclut Mathieu Taieb.

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