FESTIVALFantasia souhaite recevoir plusMaxime Demers Journal de Montréal 13-02-2008 | 13h25
Lettre Dans une lettre envoyée hier aux médias, le président-directeur du Festival international de films de genre Fantasia, Pierre Corbeil, sollicite en effet les gouver nements afin que leurs contributions soient revues à la hausse. C'est que Fantasia, qui célébrera en juillet son 12e anniversaire, n'a jamais pu bénéficier de l'aide du secteur public avant 2005, et ce, même s'il est un des festivals de cinéma les plus populaires en ville et que son succès continue de croître chaque année. Depuis 2005, le festival reçoit une subvention annuelle du ministère des Affaires municipales (35 000 $), de la Ville de Montréal (10 000 $) et, finalement, en 2007, de la SODEC (20 000 $) et du ministère du Tourisme (25 000 $). «Le festival Fantasia a atteint, en 2007, des sommets de popularité avec une affluence du public qui se compare avantageusement avec celles du Festival des films du monde et du Festival du nouveau cinéma», écrit Pierre Corbeil dans sa lettre. «Malgré cela, l'apport financier du secteur public est d'environ dix fois inférieur à celui accordé à ces deux événements. Le festival Fantasia a en effet reçu, pour l'édition 2007, un total de 90 000 $ de subventions, comparativement à plus de un million de dollars pour le FFM et à plus de 800 000 $ pour le FNC. Nous ne remettons nullement en question l'appui financier accordé au FFM et au FNC, mais aimerions faire valoir que le festival Fantasia mérite un niveau de contribution de nos gouvernements qui lui permettrait également d'assurer sa pérennité et son développement.» Première place Pierre Corbeil rappelle que Fantasia occupe déjà la première place dans le créneau des festivals de films de genre en Amérique du Nord. «Signe de son importance internationale, une soixantaine de réalisateurs, de producteurs et d'acteurs viennent présenter leurs films à Fantasia chaque année», souligne-t-il. En 2007, Fantasia a attiré plus de 81 000 spectateurs, âgés en moyenne de 28 ans. La programmation incluait des oeuvres provenant de 35 pays. «Fantasia participe ainsi à développer une nouvelle génération de cinéphiles et à lui donner accès à la cinématographique internationale. Il contribue à l'ouverture de la nouvelle génération envers d'autres cultures à travers des genres cinématographiques qui les interpellent», plaide Pierre Corbeil dans sa lettre. |