ABIGAIL BRESLINLes études d'abordBruno Lapointe Le Journal de Montréal 09-02-2008 | 11h30
On entend souvent parler des enfants-vedettes qui ont l’ego surdimensionné et dont l’enfance est gâchée par tout le glamour de Hollywood. Abigail Breslin est quant à elle d’une simplicité rafraîchissante. «Je n’ai rien de différent des autres jeunes de mon âge. La seule différence est que je suis mes cours à la maison, plutôt qu’à l’école», lance-t-elle. Dans Bien sûr, peut-être, Abbigail Breslin incarne la fille de Ryan Reynolds qui, tout au long de l’histoire, tente de deviner l’identité de sa mère dans les récits de son père. De son propre aveu, la jeune actrice bien vite fraternisé avec l’acteur canadien. «Je ne pensais pas qu’on aurait autant de plaisir ensemble. Même que, un soir, on a eu une véritable compétition de danse. Bien entendu, c’est moi qui ai gagné, mais il se débrouille pas mal», lance-telle en riant. UNE GAMINE DANS LA COUR DES GRANDS Toute petite et menue, attablée derrière un micro et faisant face à une trentaine de journalistes, Abigail Breslin semble prendre plaisir à toute cette attention qui lui est témoignée. Elle rigole, répond timidement et sourit surtout. De longs silences, des ricanements nerveux, bref rien d’une grande star hollywoodienne qui est habituée aux conférences de presse. Révélée par Signs en 2002, elle a ensuite enfilé les projets jusqu’à Little Miss Sunshine qui lui a valu une nomination aux Oscars l’année dernière. Elle n’avait que 10 ans. L’attitude d’Abigail Breslin est d’ailleurs celle d’une gamine. On la verra cet été dans le rôle-titre de Kit Kittredge: An American Girl, un film d’époque situé durant la Grande Dépression. «Ça a été toute une partie de plaisir, avec les perruques et les costumes», se contente-telle de dire. C’est sans contredit son naturel qui fait d’elle une actrice aussi charismatique qu’attachante. Questionnée sur ses prochains projets, Abigail Breslin joue la carte de la simplicité. «Pour l’instant, toutes mes énergies sont concentrées apprendre mes fractions», soupire-t-elle, l’air grave. |