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Cinéma québécois - De grandes attentes
Depuis 2006, les recettes aux guichets sont en baisse.

CINÉMA QUÉBÉCOIS

De grandes attentes

Maxime Demers
Le Journal de Montréal
04-02-2008 | 12h16
Les principaux distributeurs ont présenté la semaine dernière aux propriétaires de salles un avant-goût des films québécois qui prendront l'affiche cette année. Le Journal de Montréal y était et vous offre aujourd'hui un survol de l'année 2008 au cinéma québécois.

De l'avis de tous, 2008 a, sur papier, tout pour être une bonne année, autant sur le plan de la qualité que sur celui du succès populaire.

Car si au cours des deux dernières années la qualité était toujours au rendez-vous, les résultats aux guichets n'ont pas suivi autant que les distributeurs l'auraient souhaité.

Est-ce nécessaire de rappeler qu'après avoir vu sa part de marché grimper de façon impressionnante de 2002 à 2005, le cinéma québécois a connu une baisse importante au box-office en 2006 puis en 2007 (où la part de marché a chuté à 10,7 % après avoir atteint 18,2 % en 2005).

Cinéma d'auteur

La cuvée 2008 pourrait donc permettre au cinéma québécois de reprendre du poil de la bête. Si on peut déjà en effet prévoir un succès populaire au très attendu Crusing Bar 2, on peut aussi s'attendre à ce que les films Cadavres (d'Érik Canuel, avec Patrick Huard), Le Piège américain (de Charles Binamé, avec Rémy Girard), Le Grand Départ (de Claude Meunier) et Dans une galaxie près de chez vous 2 «scorent» aussi très bien aux guichets.

Les attentes sont élevées également du côté du cinéma d'auteur. En plus de Charles Binamé et d'Érik Canuel, plusieurs autres de nos meilleurs et plus réputés cinéastes sont de retour cette année avec une nouvelle oeuvre.

Ainsi, deux ans après le très célébré Congorama, Philippe Falardeau proposera plus tard cette année son adaptation du roman C'est pas moi, je le jure!; Louis Bélanger (Gaz Bar Blues) sortira en septembre The Timekeeper, une adaptation du roman de Trevor Ferguson qu'il a entièrement tournée sur la Côte-Nord; et Luc Picard (L'Audition) lancera à l'automne Babine, son adaptation du conte de Fred PellerinIl faut prendre le taureau par les contes.

Vétérans

Micheline Lanctôt et son fils, Sébastien Rose (La Vie avec mon père), sont aussi de retour avec de nouveaux films: Suzie, un drame mettant en vedette Pascale Bussières pour elle; Le Banquet, un film sur la crise de l'éducation et sur la transmission des savoirs pour lui (automne).

On aura aussi cette année un nouveau film de Léa Pool à se mettre sous la dent: Ma mère est chez le coiffeur, le récit d'une adolescente qui tente de se remettre du départ de sa mère en Angleterre (avril).

Après Mémoires affectives, Francis Leclerc change quant à lui complètement de registre avec Un été sans point ni coup sûr, un feel good movie adapté du roman de Marc Robitaille suivant les péripéties d'un jeune passionné de baseball (Pier-Luc Funk) en 1969, l'été de l'arrivée des Expos dans les ligues majeures (1er août). Avec Patrice Robitaille et Roy Dupuis.

Premiers films

Kim Nguyen, qui avait obtenu un beau succès d'estime avec son premier film, Le Marais, refait également surface en avril avec Truffe, une intrigante «comédie absurde psychotronique» tournée en noir et blanc et réunissant à l'écran Roy Dupuis, Céline Bonnier et... Michèle Richard!

Enfin, plusieurs premiers films sont aussi à surveiller en 2008. Comme Borderline, très beau premier film de Lyne Charlebois, qui arrive sur nos écrans vendredi. Ou encore Tout est parfait, premier long métrage d'Yves-Christian Fournier, scénarisé par Guillaume Vigneault, qui sortira le 15 février après avoir été présenté en avant-première au festival de Berlin...

Puis, le 7 mars, ce sera au tour de La Ligne brisée, premier véritable long métrage de Louis Choquette (2 Frères).

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