CLOVERFIELDGrâce au Web, le film domine le box-officeMaxime Demers Le Journal de Montréal 22-01-2008 | 12h12
Sorti en salle vendredi passé, Cloverfield a récolté 41 millions de dollars de recettes lors de son premier week-end d'exploitation, un record pour une sortie en janvier. Il a ainsi démoli la compétition; à preuve, le film qui a terminé au second rang (27 Dresses) n'a amassé que 22 millions de dollars. Au Québec, Cloverfield a également terminé au premier rang du box-office, mais avec des chiffres moins impressionnants. Le film produit par J.J. Abrams (le créateur des séries Lost et Alias) n'a amassé que 376 449 $. «La raison est simple: la campagne virale entourant la sortie de Cloverfield s'est faite sur Internet seulement, en langue anglaise, ce qui fait qu'elle a beaucoup moins rejoint le public québécois», observe Simon Beaudry, président de Cinéac, la firme qui compile les recettes dans les cinémas du Québec. Simon Beaudry n'est toutefois pas étonné de voir les résultats du film aux États-Unis: «Le buzz était très fort sur Internet depuis quelques mois, soulignet- il. C'est une campagne de marketing très efficace qui rappelle un peu celle de The Blair Witch Project (en 1999).» Le truc de cette campagne: le mystère. Alors que la plupart des super productions américaines fondent leur stratégie de marketing sur les vedettes principales et le sujet de leurs films, les producteurs de Cloverfield ont joué la carte du secret. Ainsi, les informations sur le contenu du film ont commencé à filtrer lentement il y a quelques mois sur Internet. Il y a d'abord eu cette première - et mystérieuse - bande-annonce diffusée avant les projections de Transformers, puis ces intrigantes photos du film (dont celle nous montrant une statue de la Liberté à la tête tranchée) ont commencé à circuler sur la grande Toile. De nombreux blogueurs et internautes ont ensuite emboîté le pas. L'un d'eux a même créé un site sur lequel il répertoriait tous les indices qu'il trouvait sur le contenu et l'intrigue du film. |