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La Belle Empoisonneuse - Femme totale
© Photo Pascal Ratthé
Isabelle Blais

LA BELLE EMPOISONNEUSE

Femme totale

Bruno Lapointe
Le Journal de Montréal
19-01-2008 | 05h00
L’année 2008 démarre sur les chapeaux de roues pour Isabelle Blais. La Belle Empoisonneuse prend l’affiche vendredi, puis dans deux semaines ce sera Borderline. Du théâtre, de la télévision et des séances d’enregistrement avec son groupe Caïman Fu viendront ensuite meubler les mois suivants.

Dans La Belle Empoisonneuse, Isabelle Blais incarne Roxane, une jeune femme troublée qui viendra chambouler la vie d’un certain Homère qui croise sa route. Loin du personnage de la femme fatale visiblement parfaite, la comédienne prête ses traits à une femme tourmentée et aux failles évidentes.

«Je cherche toujours des défis, des rôles que je n’ai pas faits auparavant. Roxane est une fille qui a fait des mauvais choix dans sa vie et c’est ce qui fait d’elle un personnage riche et complexe», témoigne Isabelle Blais.

PUISER DANS LES FAILLES

Voilà ce qui a titillé son intérêt dans La Belle Empoisonneuse. La jeune fille belle et innocente, Isabelle Blais préfère s’en tenir loin, au profit des femmes plus réalistes.

«Les personnages parfaits, c’est vraiment ennuyant. Ce sont les imperfections qui confèrent le relief et l’intérêt chez les gens. Rien n’est jamais tout noir ou tout rose, tout se situe dans les zones de gris», explique-t-elle.

Le réalisateur Richard Jutras a lui-même approché Isabelle Blais pour lui proposer de tenir la vedette de son premier long métrage qui allie drame, comédie et intrigue policière. Une lecture de scénario, une rencontre, puis le tour était joué.

«C’est sûr que d’une manière égoïste, j’ai regardé davantage le personnage, mais j’ai également été séduite par l’audace de Richard Jutras en mélangeant les genres. C’est quelque chose qu’on ne voit pas souvent», explique la comédienne.

Voilà pourquoi elle a tenu à faire partie de l’aventure. Elle allait également pouvoir retrouver Maxime Denommée qu’elle avait croisé sur quelques projets depuis leur sortie du Conservatoire.

«On n’était pas de grands amis, mais c’est sûr que de s’être côtoyés dans le passé n’a pas nui. Quand on connaît déjà quelqu’un, on peut se parler plus franchement, sans avoir peur de ses réactions», souligne-t-elle.

MAINTENIR UN ÉQUILIBRE

Tout comme son partenaire de jeu, Isabelle Blais est d’un naturel plutôt réservé. En effet, la comédienne n’est pas du genre à faire les manchettes de la presse à sensation.

«Je ne suis pas une personne qui aime attirer l’attention sur moi. Je fais beaucoup d’efforts pour que ma vie privée ne devienne pas publique. C’est ma manière de conserver un équilibre», explique Isabelle Blais.

Cet équilibre, elle l’entretient également en s’illustrant à la télévision, au cinéma, au théâtre, et sur la scène musicale avec son groupe Caïman Fu.

«Tous ces domaines se complètent bien et me permettent de bien m’épanouir en tant qu’artistes. Pour le public, j’ai l’air d’être une comédienne qui a décidé de s’essayer à la chanson, mais ce sont deux carrières que j’ai amorcées en même temps. Ma carrière de cinéma m’a donné plus de visibilité, c’est tout», dénote Isabelle Blais.

Elle se fait donc un point d’honneur de diviser son temps entre chacune des disciplines.

«Ce n’est pas facile, mais quand on apprend à gérer nos horaires, tout entre dans l’ordre. J’essaie de faire une chose à la fois», conclut Isabelle Blais, tout sourire.

La Belle Empoisonneuse prend l’affiche le 25 janvier.

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