DIFFAMATIONPoursuite de 50 millions contre American Gangster17-01-2008 | 10h38
Dans le procès engagé hier à New York, on accuse le film de Ridley Scott d’avoir dénaturé les faits et délibérément représenté le personnel de la Drug Enforcement Agency (DEA) comme des criminels. American Gangster met Denzel Washington en vedette dans la peau de Frank Lucas, un magnat de la drogue ayant vraiment vécu et qui est devenu informateur du gouvernement suite à sa condamnation en 1975. La cause vise plus précisément l’affirmation finale du film selon laquelle les informations de Lucas révélèrent au grand jour toute la corruption de l’agence et «menèrent à la condamnation des trois-quarts de la DEA de New York». La DEA soutient qu’aucun de ses agents n’a été condamné suite au témoignage de Lucas. «C’est complètement dingue», a rétorqué Dominic Amorosa, procureur dans la cause fédérale contre Lucas qui représente maintenant les agents. «Je ne sais pas ce que pensent ces gens-là, mais ils vont le payer». Michael Mose, un porte-parole d’Universal Pictures, le studio derrière le film, a tout simplement qualifié le procès d’être «complètement sans valeur». Il a ajouté : «American Gangster ne diffame aucun de ces agents fédéraux ni aucun autre». Le verdict pourrait déterminer à quel point les faits relatés dans American Gangster sont véridiques. L’année dernière, le vice président de NBC Universal décrivait le film comme «une œuvre de fiction». Mais un porte-parole d’Universal est allé plus loin en affirmant à l’Associated Press qu’ils ont «toute l’assurance que les faits avancés sont véridiques». |