LE PEUPLE INVISIBLEDes résultats encourageants aux guichetsDavid Patry Le Journal de Montréal 04-12-2007 | 12h25
Dans la vie, tout est relatif. Quand Paul Arcand amasse 100 000 $ aux guichets, il s'agit d'un flop. Quand Richard Desjardins fait 60 000 $, on parle d'une réussite. Il faut dire que les budgets et les stratégies de mise en marché étaient fort différents. Alliance Atlantis Vivafilm a dépensé 660 000 $ pour faire la promotion de Québec sur ordonnance, alors que l'ONF a déboursé moins de 70 000 $ pour Le Peuple invisible. «On a été très réalistes quant au potentiel en salle du film», explique Élise Labbé, chef marketing de l'ONF. Le Peuple invisible est sorti sur une douzaine d'écrans, dans des cinémas plus spécialisés, entre autres l'Ex-Centris, le Beaubien et le cinéma Parallèle. Pour s'attaquer au marché commercial, l'ONF aurait dû faire transférer le film de Richard Desjardins et Robert Monderie en format 35 mm. «On a fait le choix de ne pas le faire parce que c'est un investissement important : on parle de 50 à 100 000 $», explique Élise Labbé. L'ONF a pris bonne note de la déconfiture du film de Paul Arcand. «On y est allés plus mollo, je dirais. Mais on n'avait pas les mêmes prétentions non plus», indique-telle. Petit train va loin Toujours présenté dans sept ou huit salles du Québec, Le Peuple invisible devrait poursuivre sa carrière en salle à court terme et dans les ciné-clubs par la suite. L'ONF espère également le présenter dans des festivals au Canada anglais et à l'international au printemps. Une sortie DVD et une diffusion à la télé de Radio-Canada sont également prévues. «Mais pas maintenant parce que la carrière en salle n'est pas encore terminée», souligne Élise Labbé. «Ce qu'on souhaite, c'est que le public continue d'aller le voir et que ça continue à susciter un certain questionnement dans la société», conclut-elle. |
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