L'ÂGE DES TÉNÈBRESUn lumineux tapis «blanc» pour ArcandMaxime Demers Le Journal de Montréal 04-12-2007 | 06h38
Avec le nombre d'obstacles auxquels a fait face le nouveau film de Denys Arcand depuis son dévoilement, en clôture du Festival de Cannes il y a six mois, il fallait bien que la première montréalaise ait lieu le jour de la première tempête de neige de la saison... «On aura lutté contre vents et marées pour le sortir!» a lancé en souriant à ce sujet Denys Arcand, hier soir, sur le tapis rouge, quelques minutes avant la projection de son film à la Place des Arts. Reste que tempête de neige ou pas, une invitation à la première d'un film de Denys Arcand se refuse difficilement. À preuve, un nombre impressionnant de vedettes artistiques québécoises avait hier soir bravé le mauvais temps pour voir en primeur le nouveau film du réputé cinéaste. Il y avait bien sûr les (nombreuses) vedettes du film (Marc Labrèche, Sylvie Léonard, Macha Grenon, Caroline Néron, Didier Lucien, Rosalie Julien, André Robitaille, Pierre Curzi, entre autres), mais aussi quelques invités spéciaux, dont Fabienne Larouche, Yves Desgagnés, Denise Bombardier, Julie Bélanger, Christian Bégin, Danielle Proulx, Robert Charlebois, Michel Côté, Véronique Le Flaguais et Denise Filiatrault. Quelques politiciens aussi s'étaient déplacés, dont la ministre des finances Monique Jérôme-Forget, la députée Lisette Lapointe et son mari, Jacques Parizeau, ainsi que le maire de Montréal, Gérald Tremblay. «Denys Arcand est un artiste que j'aime et que je respecte beaucoup et qui a fait de très grands films», a dit le maire sur le tapis rouge. Confiant Avant la présentation de son film, Denys Arcand a rencontré les journalistes pendant quelques minutes. Il s'est dit confiant que le public québécois aime son film. «Jusqu'à maintenant, le film a été bien accueilli chaque fois qu'on l'a présenté au public, comme à Cannes et à Toronto, a souligné le cinéaste. Je me dis que les gens devraient aimer ça ici aussi.» À Cannes, en mai dernier, Arcand disait avoir déjà une autre idée de film en tête, qui pourrait même être son dernier. Il a admis hier avoir déjà commencé à faire de la recherche pour l'écriture du scénario. «C'est parti d'une idée de film sur les souvenirs. Je veux faire un film qui mettrait en scène quelqu'un qui se souvient de son passé. Et comme je ne veux pas que ce soit ma vie parce que ce serait plate, j'ai décidé que ce serait un architecte. Mais il faut d'abord que je me documente sur l'architecture...» L'Âge des ténèbres figure parmi les 61 films qui ont été choisis par la Hollywood Foreign Press pour être éligibles à une nomination pour le Golden Globe du meilleur film étranger. Les cinq films sélectionnés dans le lot pour être en nomination seront annoncés dans quelques semaines. Rappelons que L'Âge des ténèbres a aussi été choisi par Téléfilm Canada pour représenter le Canada dans la course à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. À l'affiche dès vendrediL'Âge des ténèbres prendra l'affiche vendredi dans plus de 80 salles du Québec, soit un peu moins que pour Les Invasions barbares il y a quatre ans. En mai 2003, Les Invasions barbares avaient en effet été projetées sur plus d'une centaine d'écrans. «Mais c'est complètement différent», précise Patrick Roy, président d'Alliance Vivafilm, qui distribue le film. «Les écrans sont beaucoup plus difficiles à obtenir pendant la période de Noël à cause de la présence massive de films hollywoodiens. Plus de 80 salles en décembre, c'est une très grosse sortie!» Le distributeur se dit d'ailleurs confiant que le film aura du succès. «Toutes les projections qu'on a organisées jusqu'à maintenant pour le public ont été extraordinaires. Les gens nous disent après avoir vu le film qu'ils ne comprennent pas ce qui s'est passé en France. Je suis confiant car je crois que les bons films finissent toujours par trouver leur public.» À noter que Denys Arcand répondra aux questions du public samedi au cinéma Ex- Centris après la représentation de 14h30. |