FIFTDeux icônes pour BlanchettMaxime Demers 10-09-2007 | 18h11
Elle a reçu le Prix d'interprétation féminine samedi soir à Venise pour le film I'm Not There, dans lequel elle joue le rôle de... Bob Dylan! Mais c'est plutôt pour parler d'un autre personnage important dans sa carrière, celui de la reine Élisabeth Ire, que Cate Blanchett a rencontré les journalistes hier à Toronto. C'est en effet sous les traits de la reine Élisabeth Ire que Cate Blanchett a été révélée au monde entier, en 1998, grâce à sa performance éblouissante dans le film Elizabeth, de Shekhar Kapur, qui lui a d'ailleurs valu sa première nomination aux Oscars. Pas surprenant que la célèbre reine ait joué un rôle important dans la vie et la carrière de l'actrice australienne de 38 ans. « Élisabeth est un personnage très inspirant, a dit Blanchett hier en conférence de presse. Elle était une personne profondément intelligente et elle a fait beaucoup pour les arts.» Ténacité Shekhar Kapur a toutefois mis près d'une décennie à convaincre Cate Blanchett de reprendre le rôle dans Elizabeth: The Golden Age, qui relate une autre époque de la vie de la reine, lorsqu'elle devient amoureuse du prince Sir Walter Raleigh, incarné par Clive Owen. «Le premier film était sur le déni, et celui-là est sur l'acceptation», souligne Blanchett. «Je dirais aussi que le premier film était sur le pouvoir, et le second est sur le pouvoir absolu, ajoute Kapur. C'est le même personnage, mais ce n'est pas nécessairement une suite. C'est un autre film avec une histoire différente.» Dylan Tout juste débarquée avant-hier de Venise, Cate Blanchett présentera également à Toronto plus tard cette semaine le film I'm Not There, biographie musicale de Todd Haynes sur Bob Dylan dans la quelle elle et cinq autres acteurs (dont Richard Gere et Christian Bale) se partagent le rôle du mythique chanteur à différentes époques de sa vie. A-t-elle trouvé des liens entre le personnage d'Élisabeth Ire et celui de Bob Dylan? «Ce sont deux icônes, ce qui m'a obligée dans les deux cas à travailler énormément sur le plan du physique, des gestuelles», indique-t-elle. «C'est différent pour moi parce qu'en général, c'est une des dernières choses auxquelles je pense quand je me prépare pour un rôle.» |