BATTLE OF SEATTLETheron et Townsend associés à des QuébécoisMAXIME DEMERS Le Journal de Montréal 10-09-2007 | 10h19
Présenté samedi soir en première mondiale au Festival international du film de Toronto, Battle of Seattle, qui relate les émeutes de Seattle en 1999, lors du sommet de l'Organisation mondiale du commerce, est en effet une coproduction de la compagnie montréalaise Remstar en partenariat avec une autre boîte canadienne, Insight, de Vancouver. «Je crois qu'ils (Townsend et Theron) ont d'abord essayé de se faire produire par les grands studios hollywoodiens, mais qu'à cause du sujet du film, ceux-ci devaient être réticents ; c'était sûrement trop risqué pour eux», explique le président de Remstar, Maxime Rémillard. «Puis, comme on avait déjà travaillé ensemble pour Head in the Clouds (dans lequel Theron et Townsend se donnaient la réplique), le scénario a fini par atterrir sur nos bureaux. On a embarqué rapidement parce que c'est un sujet important. Je n'étais pas familier avec les événements de Seattle en 1999, mais cette histoire m'a interpellé et m'a ouvert les yeux.» Autre fait étonnant: le film, qui a été tourné majoritairement à Vancouver et qui met également en vedette Woody Harrelson et Michelle Rodriguez, a été réalisé avec un budget de huit millions de dollars seulement. «Tous, y compris bien sûr Charlize, ont accepté de tourner pour moins parce que le sujet les passionnait», souligne Maxime Rémillard. «C'est un exploit d'avoir réussi à avoir une distribution si impressionnante avec un si petit budget. Et il y a eu pendant le tournage un esprit d'équipe incroyable. Tout le monde a mis l'épaule à la roue pour que tout le budget du film se retrouve à l'écran.» «Ambiance familiale» Hier matin, en conférence de presse, Charlize Theron et Stuart Townsend ont aussi parlé de l'ambiance intime et familiale qui régnait sur le plateau de tournage de Battle of Seattle. «Il y avait une énergie très familiale autour du film», a indiqué Townsend, dont c'est la première expérience derrière la caméra. "Ce n'était pas juste mon film, c'était notre film à nous tous. «Même qu'à partir d'un certain moment, comme Charlize m'appelait sur le plateau par des petits noms comme on le fait en privé, les autres acteurs ont commencé à m'appeler par des petits noms eux aussi. Ça m'énervait parce que ça foutait en l'air mon image de réalisateur sérieux et sévère...» Stuart Townsend a écrit lui-même le scénario de ce premier film, une expérience longue et ardue. «Il m'a parlé de cette idée de scénario il y a très longtemps déjà et il l'a entièrement écrit chez nous, à la maison, relate Theron. Toute la passion et l'énergie qu'il a mises à écrire ce scénario m'a jetée à terre. Je n'oublierai jamais le jour où il m'a donné une copie du scénario qui sortait tout juste de l'imprimante.» «Il est parti et m'a laissé seule à la maison pendant trois heures parce qu'il était trop nerveux. J'ai commencé à le lire et je n'ai pas été capable d'arrêter. J'étais vraiment impressionnée.» |