DANS MICHAEL CLAYTONClooney s'attaque à la corruption04-09-2007 | 05h00
Tony Gilroy fait ses débuts en tant que réalisateur avec Michael Clayton, film en compétition à la Mostra de Venise, où il a été présenté en primeur mondiale vendredi. Clooney, 46 ans, qui possède une maison en Italie et qui est un favori à Venise, affirme ne pas avoir reçu de cachet pour ce rôle-titre, mettant ainsi en évidence son habitude de participer à des films hollywoodiens à gros budget ainsi qu’à des plus petits films qui abordent des sujets d’actualité. On fait appel à Clayton à toute heure du jour et de la nuit pour régler les problèmes juridiques de clients et d’employés, alors que ce dernier est lui-même aux prises avec un problème de jeu, des dettes personnelles et une vie familiale compliquée, ce qui le laisse déprimé et avec une moralité à la dérive. Incarnant un personnage avec des cernes sous les yeux et un air de chien battu, Clooney laisse de côté le glamour pour son rôle dans Clayton. «Essentiellement, c’est un homme au bout du rouleau; il a épuisé toutes ses options et l’étau se resserre autour de lui», Clooney a expliqué aux journalistes après le visionnement de presse. Les critiques précoces du film et de sa performance ont été positives. Gilroy a dit vouloir explorer non seulement la culture d’entreprise et la corruption, mais surtout, les personnes au sein de ces entreprises et les raisons motivant leurs actions. «Toutes ces entreprises sont peuplées de gens, a-t-il précisé. Il s’agit toujours de décisions, des gens dans des salles, des gens qui décident. «Et ces gens reviennent à la maison et ils aiment leurs enfants, mais ils retournent chaque jour à leur boulot et font de petites entailles à leur moralité.» |