FEU À VOLONTÉ (SHOOT ’EM UP)Un film explosifBruno Lapointe Le Journal de Montréal 01-09-2007 | 05h00
Avec Feu à volonté, Michael Davis entraîne les cinéphiles dans une balade infernale où un homme fera tout son possible pour protéger la vie d’un bébé. Durant 90 minutes, tout n’est que prétexte à en mettre plein la vue et les oreilles. MODESTES EFFORTS PASSÉS Dans le passé, ses efforts sont pour la plupart passés inaperçus. Son dernier film, Monster Man, paru en 2003, a beau avoir bien plu aux fans de films d’horreur, il n’a créé que très peu de remous dans le monde du cinéma. Avec Feu à volonté, Michael Davis entre dans les ligues majeures. «Chaque jour sur le plateau, je devais me pincer quand je voyais Clive Owen, Monica Bellucci et Paul Giamatti venir travailler pour moi», lance-t-il en riant. Selon lui, son modeste passé l’a grandement préparé aux productions aussi imposantes que Feu à volonté. À LIRE AUSSI:
«C’est toujours plus risqué d’octroyer un budget de la sorte à un réalisateur qui n’a pas encore fait ses preuves avec des blockbusters de la sorte, mais à voir à quel point Michael Davis était préparé, on a tout de suite eu confiance», confie le producteur Rick Benattar. ACTION DÉNUÉE DE RÉALISME Feu à volonté profite du succès remporté par les films d’action de la saison estivale qui semblent exploiter la même formule. «Les films d’action sont de plus en plus spectaculaires, devenant par le fait même moins réalistes. Les derniers James Bond et Die Hard prouvent hors de tout doute qu’il y a de la place pour les genres de films d’action», lance le réalisateur. Il estime également que la surenchère d’humour parvient à dédramatiser certaines situations où le bébé se retrouve en situation périlleuse. Et quand ce ne sont pas des gags, ce sont des scènes impressionnantes sur le plan visuel qui viennent détourner l’attention. Refusant d’interrompre leur besogne, les deux personnages décident de cumuler les deux activités. «C’était vraiment une journée très drôle. Mais de compliquer les scènes d’intimité a pour effet de simplifier le travail des acteurs. Après tout, si je ne faisais que leur dire de s’amuser et de tenter d’être créatifs, je risquerais plus de les rendre mal à l’aise», témoigne-t-il avec un large sourire. Michael Davis vit son rêve et ne s’en cache pas. Il serre la main de chacun des journalistes sur place, sourit en permanence et ne cesse de répéter qu’il n’arrive pas à croire à sa chance. Bref, un bel exemple de modestie rafraîchissante. Feu à volonté prend l’affiche le 7 septembre. Notre journaliste était l’invité d’Alliance Vivafilm. |