TIMEKEEPERRoy Dupuis enchaîne les rôles de méchantBrigitte McCann Le Journal de Montréal 10-08-2007 | 08h50
«Scully est probablement le personnage le plus violent que j'ai joué dans ma carrière», affirmait-il en entrevue sur le plateau de tournage, hier. «Il est purement méchant... et un peu fêlé aussi. Il n'a pas de difficulté à tuer quelqu'un. Il croit aux vertus de la guerre. C'est un petit bandit sans envergure.» À LIRE ÉGALEMENT:
Roy Dupuis incarne toutefois ce truand de bas étage avec beaucoup de plaisir... beaucoup de fausses cicatrices et une fausse barbe touffue qui le rend méconnaissable au premier coup d'oeil. Les poils gris qui lui couvrent presque la moitié du visage sont collés et recollés avec soins par le coiffeur du plateau, à l'aide d'un petit pinceau. Scully, un rôle de composition, se démarque donc énormément du général Roméo Dallaire, que Roy Dupuis incarne dans le long-métrage J'ai serré la main du diable, et dont la sortie en salle est prévue le 28 septembre. Méchants en série Roy Dupuis incarne une série de «méchants» cet été. Il a commencé par celui d'Un été sans coup sûr, dernier né de Francis Leclerc, tourné en juin et juillet. «C'est l'homme le plus plate que j'ai eu à jouer, s'exclame l'acteur. Mais j'ai trouvé intéressant de jouer un homme aussi plate.» Et puis, après Scully, il se mettra dans la peau de Jean-Paul Mercier, complice du criminel français Jacques Mesrine, pour tourner L'Instinct de mort. Roy Dupuis assure que cet enchaînement de rôle de méchants est un «pur hasard». «Parmi les rôles qu'on m'a offerts, ce sont ceux qui m'ont le plus intéressé», affirme-t-il, simplement. |