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FESTIVAL DE VENISE

Une oeuvre de Stéphane Lafleur est retenue

Maxime Demers
Le Journal de Montréal
24-07-2007 | 10h33

Continental, un film sans fusil, premier long métrage du réalisateur québécois Stéphane Lafleur, sera présenté au prestigieux Festival international du cinéma de Venise.

Le film de Lafleur a été retenu dans la section Venice Days, l'équivalent de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, où C.R.A.Z.Y., de Jean-Marc Vallée, a été présenté il y a deux ans. Des films comme Le Petit Lieutenant et 13 Tzameti se sont déjà illustrés dans cette jeune section qui célèbre la découverte et l'audace. Les Venice Days se déroulent depuis trois ans en marge de la Mostra de Venise, qui aura lieu cette année du 29 août au 8 septembre.

«Je suis super-content, c'est extraordinaire!» s'est réjoui hier le réalisateur, qui a déjà participé à quelques festivals dans le monde avec ses courts métrages Karaoké et Snooze. «Je ne connais pas tellement la Mostra de Venise; on m'a dit que c'était un festival moins glamour que celui de Cannes, bien sûr, mais en revanche très sympathique et convivial. C'est parfait pour moi!»

Ce n'est pas la première fois que Continental, un film sans fusil, qui met en vedette Fanny Mallette, Gilbert Sicotte et Réal Bossé, intéresse les programmateurs de festivals internationaux. Avant Venise, le film avait en effet failli être retenu à Cannes, notamment à la Quinzaine des réalisateurs, où il figurait parmi les principaux aspirants à la sélection officielle jusqu'à la dernière minute.

Continental, un film sans fusil, une comédie dramatique noire sur quatre personnes dont les destins s'entrecroisent un jour, est aussi passé à un cheveu de se retrouver au festival de Locarno. Et puis avant les programmateurs des Venice Days, ceux de la sélection officielle de la Mostra se sont aussi intéressés au film de Lafleur.

«J'ai su depuis le début qu'on pourrait faire des bons festivals avec ce film, indique Luc Déry, producteur. Et c'est juste le début; depuis la conférence du festival de Venise, ce matin (hier), on a reçu des tas d'appels d'autres événements intéressés.»

Après Venise, Toronto...

En attendant la sortie québécoise du film, prévue pour cet automne, Stéphane Lafleur et Luc Déry auront un mois de septembre assez chargé. Après la présentation de Continental dans la ville des amoureux, l'équipe du film (elle prévoit emmener avec elle un ou deux comédiens) s'envolera vers la Ville reine, où le long métrage a été retenu dans la section Canada First !, destinée aux premières oeuvres canadiennes.

«Se retrouver à faire celui de Venise et de Toronto un après l'autre (les deux festivals se suivent en septembre), c'est le scénario idéal pour créer un buzz autour du film», souligne Luc Déry.

Bien vu

«Entre Venise et Toronto, on ne peut pas être sûr de réussir à vendre le film, mais on peut être sûr que tout le monde va le voir. Ce n'est pas un film accessible comme C.R.A.Z.Y., alors ce ne sera pas nécessairement évident de le vendre à l'étranger, mais je suis confiant. Je suis convaincu qu'on peut le vendre dans 10 ou 12 pays.

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