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FESTIVAL FANTASIA | THE WIZARD OF GORE

Retour sur les lieux du crime

Bruno Lapointe
Le Journal de Montréal
20-07-2007 | 10h41
«Les fans de films d'horreur sont probablement les plus durs à impressionner», confie le réalisateur américain Jeremy Kasten, qui s'est acquitté d'un défide taille en remettant le film-culte The Wizard of Gore au goût du jour. Il peut toutefois dormir tranquille, puisque le résultat risque de saisir quiconque assistera ce soir à la première canadienne dans le cadre du festival Fantasia.

Rencontré quelques instants seulement après son arrivée à Montréal plus tôt cette semaine, Jeremy Kasten était visiblement enthousiaste à l'idée de se retrouver dans la métropole afin de présenter son nouveau projet. C'est entouré de ses fans qu'il présentera ce soir The Wizard of Gore cuvée 2007, qu'il hésite lui-même à qualifier de remake.

«Les gens pensent souvent que nous reprenons d'anciens films parce qu'il y a quelque chose qui cloche avec les originaux. Mais ce n'est pas le cas! Plusieurs films ont un grand potentiel pour être adaptés afin de raconter une histoire actuelle», souligne-t-il.

The Wizard of Gore plonge les cinéphiles dans un univers lugubre où un journaliste tente d'élucider le mystère d'un magicien aux tours un peu trop réalistes. Sur scène, Montag le Magnifique tue des gens de manière violente et explicite dans des numéros au terme desquels ses «victimes» regagnent leur siège dans la salle, sains et saufs. Elles sont par contre toutes trouvées mortes le lendemain dans des circonstances rappelant les événements de la veille.

Oeuvre originale sanglante et brutale

Lancée en 1970 par Herschell Gordon Lewis, l'oeuvre originale était sanglante, brutale et choquante, faisant montre d'un réel potentiel sur le plan du concept. Cependant, les limitations technologiques de l'époque en ont fait un film aux effets spéciaux bon marché et peu réussis.

«De toutes les oeuvres de Lewis, c'est probablement celle qui pouvait le plus bénéficier d'une nouvelle version», atteste Jeremy Kasten, qui confesse avoir vu l'original plus d'une douzaine de fois dans sa jeunesse.

Dans la nouvelle version, où Crispin Glover tient le rôle-titre, le scénario prime désormais sur les scènes de violence.

«Il fallait bien avoir quelques scènes bien sanglantes pour rendre justice à l'original, mais on a mis le paquet sur l'histoire», explique le réalisateur.

Rien n'est encore confirmé pour une sortie sur nos écrans, mais Jeremy Kasten et son producteur Dan Griffiths demeurent confiants. D'ici là, les fans du genre pourront voir The Wizard of Gore ce soir dans le cadre du festival Fantasia, quelques minutes avant minuit.

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