HARRY POTTERLa sorcellerie ne fait pas l’unanimitéMarie-Joëlle Parent 07-07-2007 | 04h00
À commencer par le pape Benoît XVI. Dans un ouvrage critique sur la saga Harry Potter, le pape affirme que la série agit par une séduction subtile sans qu’on y prenne garde, ce qui peut déformer profondément le caractère chrétien de l’âme avant qu’il puisse s’épanouir correctement. Ses propos ont été rapportés par une fervente catholique allemande… Certains groupes religieux américains ont même poursuivi l’auteure parce qu’elle faisait la promotion de la sorcellerie. Parmi les détracteurs les plus enflammés, on retrouve le professeur littéraire de l’Université de Yale, Harold Bloom. Selon lui, J.K.Rowling use de clichés et de métaphores vides et ses livres n’encouragent aucunement les enfants à se tourner vers d’autres oeuvres littéraires. Dans un article du Wall Street Journal, il conclut par ceci: «Est-ce possible que 35 millions d’acheteurs de ce livre et leur descendance soient dans le tort? Oui, ils le sont, le seront et continueront de l’être aussi longtemps qu’ils liront Harry Potter.» D’autres critiques proviennent des cercles féministes, qui trouvent le monde de Harry Potter trop patriarcal et chauviniste. Selon ces femmes, la série est basée sur une série de stéréotypes comme celui des hommes qui dirigent le monde.
Harry et Anakin «Dans les sociétés occidentales, on a une certaine idée des histoires de héros. Elles suivent toutes un peu la théorie de Joseph Campbell (auteur de The Hero With a Thousand Faces en 1949) sur le parcours du héros typique qu’on retrouve dans les mythes et les religions. Les auteurs qui s’en inspirent, ce n’est pas surprenant. George Lucas l’avoue ouvertement», réplique Catherine Tosenberg, professeur de littérature à l’Université de Floride jointe par Le Journal de Montréal. J.K. Rowling compte aussi des fans dans la communauté des écrivains. Dans un article du New York Times, Stephen King, dont les livres ont aussi été adaptés pour le cinéma, salue quant à lui le génie supérieur de l’auteure et son sens de l’humour. Il croit que Harry aura sa place pour l’éternité auprès des Alice, Huck, Frodo et Dorothée.
India Desjardins Selon India Desjardins, le plus grand cliché est de tomber dans le snobisme parce que l’oeuvre est devenue populaire et commerciale. «J.K.Rowling a dépassé l’étape du snobisme. Ce qu’elle écrit est bon et les critiques sont de son côté», dit-elle. Dans son prochain roman, le 4e de la série sur Aurélie Laflamme, il y aura une fois de plus des références à Harry Potter dans le récit. «Aurélie trippe sur Harry Potter et Daniel Radcliffe.» L’auteure déteint ici sur son héroïne! |