BOX-OFFICEDépart canon pour NitroMaxime Demers Le Journal de Montréal 04-07-2007 | 06h23
«Même si c'était un long week-end (quatre jours plutôt que trois), on peut affirmer que c'est un des cinq meilleurs départs de tous les temps pour un titre québécois, avec Bon Cop Bad Cop (1,4 M$), Les Boys 3 (1,2 M$) et Séraphin (1,2 M$)», indique Simon Beaudry, président de Cinéac, qui compile les recettes des films au Québec. «Les chiffres nous permettent de croire que même sans le lundi de congé, Nitro aurait réussi à dépasser le cap du million de dollars à sa première fin de semaine.» L'exploit est d'autant plus admirable que le film d'Alain DesRochers, qui met en vedette Guillaume Lemay-Thivierge, Lucie Laurier et Martin Matte, devait se mesurer à de grosses pointures en provenance de Hollywood, comme les très attendus Die Hard 4 et Ratatouille, qui ont donc dominé le box-office partout en Amérique du Nord, sauf au Québec. Sur 123 écrans seulement Nitro s'est même hissé au 15e rang du top 20 américain, en étant projeté sur seulement 123 écrans (tous au Québec), comparativement à une moyenne de 2438 écrans pour les autres productions du palmarès nord-américain. «Je suis fier de voir que les Québécois vont voir les films qui sont faits chez eux», a dit, réjoui, le réalisateur Alain DesRochers, joint hier après-midi quelque part sur le bord du lac Ontario, où il se paye cette semaine des vacances bien méritées avec sa blonde, Myriam Tallard, et leur fils, Antoine DesRochers, qui jouent tous les deux dans le film. «Je ne m'étais pas fixé d'attentes, mais j'avais le goût de faire un film qui serait vu et qui plairait aux gens, ajoute-t-il. Je crois donc que c'est réussi...» Nitro 2? Et si son film bat des records et qu'on lui demandait de réaliser un Nitro 2? «Pourquoi pas?, lance le cinéaste. Pour l'instant, je plonge dans mon prochain projet, un film sur la vie de Gerry Boulet écrit par Nathalie Petrowski. Mais après, pourquoi pas?» Comment expliquer une telle domination au box-office? «Le distributeur du film (Alliance Atlantis Vivafilm) a orchestré une campagne de promotion très agressive, répond Simon Beaudry. C'est aussi un cinéma qui performe bien et cela, partout dans la province.» «C'est une combinaison de plusieurs choses, observe de son côté Patrick Roy, président d'Allliance. Le film était très attendu, les critiques ont été excellentes et c'est un genre (le film d'action) qu'on n'a pas souvent vu au Québec. Je crois que les gens étaient curieux de voir ce que ça donnait à l'écran.» Maintenant que le départ a été réussi, reste à voir si Nitro tiendra la route encore longtemps à cette vitesse. «Mais avec un tel départ, ce serait surprenant que ça ne marche pas», souligne Simon Beaudry. |