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MONTRÉAL - TORONTO

Un crédit d'impôt à adapter au goût du jour

David Patry
Le Journal de Montréal
03-07-2007 | 10h07
«C'est clair que ça m'impressionne. Mais ça fait tellement d'années qu'ils en parlent que j'ai des doutes sur leur capacité d'ouvrir pour 2008.»

C'est par ces mots que le commissaire du BCTQ, Hans Fraikin, commente le projet de Toronto.

Impressionné par l'ampleur du FilmPort, qui en fera un nouveau concurrent de taille dans l'industrie cinématographique, l'homme se fait toutefois rassurant.

Il faut dire que ce n'est pas la première fois que la Ville reine parle d'une avancée pour ses studios. Mais cette fois semble être la bonne.

La première pelletée de terre a bel et bien eu lieu et le promoteur, Toronto Films Studios, est implanté dans le milieu depuis longtemps.

Selon Hans Fraikin, le Québec a le temps de prendre une bonne longueur d'avance avant l'ouverture des nouveaux studios de Toronto.

«(Quand ils seront ouverts) nous serons beaucoup plus connus des producteurs que nous l'étions avant», affirme celui qui multiplie les voyages à Hollywood ou ailleurs pour établir le contact.

«On va faire en sorte de garder le cap», assure de son côté Michel Trudel, qui se donne également le temps de voir ce que sera le FilmPort.

Fier de son entreprise, il n'entend pas se faire damer le pion sans réagir.

«Si on est obligés de bâtir un studio de 50 000 ou 60 000 pieds carrés, on verra. C'est la loi de l'offre et de la demande», dit-il.

L'Europe et l'Asie

Et si les gros studios de Toronto seront alléchants pour Hollywood, le commissaire du BCTQ pense que le Québec pourra toujours tirer son épingle du jeu en diversifiant ses relations d'affaires.

«Ce n'est pas tout de se fier aux grosses productions américaines. Il faut regarder du côté des plus petites productions qui viennent de New York, d'Europe et même d'Asie.»

Ces nouveaux marchés occuperont la prochaine année du BCTQ, qui fête ces temps-ci son premier anniversaire.

«C'est un marché au moins aussi important que celui des gros films américains», conclut Hans Fraikin.

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